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Général Defao : recueillement ce dimanche en sa résidence de GB avant le rapatriement du corps 

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Une veillée mortuaire a eu lieu, ce dimanche 9 janvier 2022, à la résidence de la star de la musique congolaise, le Général Def Defao Matumona, située sur la rue Mupolo, au quartier GB à Ngaliema. Les familles étaient présentes ainsi que des voisins, amis, collègues et connaissances venus rendre un dernier hommage chargé d’émotions à cet artiste décédé le lundi 27 décembre 2021 (à 62 ans) à l’hôpital Laquintinie de Douala( Cameroun).

Après plusieurs reports, des sources officielles ont affirmé à CONGOPROFOND.NET que le rapatriement de son corps pourrait avoir lieu ce mardi 11 janvier.

A en croire Mme Douce Lubambo, voisine du défunt, l’organisation de cette soirée de recueillement est motivée par la sympathie et la convivialité manifestées par le chanteur à l’endroit de ses co-locataires.  » Nous avons habité ensemble depuis son retour à Kinshasa après un séjour de plus de 20 ans à l’étranger. Nous avons partagé des moments agréables. J’ai toujours été impressionnée par son amour du beau, de la sape et de son métier de musicien. Je me souviendrai toujours de son plat préféré : fufu, haricots et bitoyo. Il nous avait promis de sortir son album après sa tournée vers février. Malheureusement, Dieu a décidé autrement… », a indiqué Mme Douce Lubambo.

Rappelons que la nouvelle du décès du Général Def Defao avait bouleversé les réseaux sociaux et l’univers médiatique congolais.

Né François Lulendo Matumona le 31 décembre 1958 à Kinshasa, cet auteur-compositeur-interprète de talent débute dans la chanson en 1976, dans de petits groupes d’un quartier populeux de Kinshasa. Ses modèles se nomment, à l’époque, Papa Wemba, N’Yoka Longo, Gina Efonge et Evoloko, quatre chanteurs du groupe Zaïko des années 1970. Mais côté chant, celui auquel il s’identifie le plus est Tabu Ley Rochereau.

Débuts

La consécration arrive pour lui, cinq ans plus tard lorsqu’il intègre Le Grand Zaïko Wawa, du guitariste Félix Manuaku en 1981. Les Kinois découvrent alors un jeune chanteur élégant et, ce qui ne gâche rien, bon danseur.

De 1983 à 1991, il fait les beaux jours du groupe Choc Stars, aux côtés d’autres vedettes de la chanson congolaise, dont Bozi Boziana, Debaba Mbaki, Carlyto Lassa, etc. Il opte alors pour de fréquentes apparitions à la télévision, ce qui contribue à asseoir sa popularité. Son succès grandissant et son charisme inné le conduisent alors à entamer sa carrière solo.

Big Stars : la consécration

Depuis 1991, il a son propre groupe, Le Big Stars. Defao avait non seulement l’une des meilleures voix du Congo, mais il était sans aucun doute le meilleur danseur de toutes les grandes voix congolaises.

Il sort l’opus « Famille kikuta » en 1994, la chanson homonyme sera le numero un dans les Hits-Parades zaïrois. En 1998, l’album « Copinage » avec la chanteuse Mbilia Bel.

En 1999, Defao connaît une autre année très productive avec cinq sorties, dont les albums Tremblement de terre et La guerre de 100 ans.

En 2000, il dissout son groupe Big Star et passe une partie de l’été à Paris pour y enregistrer l’album « Nessy de London », avec une formation de musiciens parisiens. Avec l’aide de Nyboma Mwan Dido, Luciana De Mingongo, Wuta Mayi, Ballou Canta et Déesse Mukangi, Defao fait de nouveau, avec Nessy de London, un record fantastique.

Ses fans doivent attendre 2006 — une longue période, inhabituelle dans le cas de Defao — pour le retrouver dans un nouvel album intitulé Nzombo le soir. Après encore quatre ans, ce CD est suivi de Pur encore en 2010. Cependant, Defao est revenu en 2012 avec « The Undertaker », suivi en 2016 par « Any Time ».

En 2019, Defao revient à Kinshasa, après 21 ans d’absence dans son pays natal.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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