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Funérailles du Préfet André Kabangu : Les Anciens de l’Institut Lumumba appellent les autorités éducatives à la raison

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Le refus des autorités de la province éducative de Mont-Amba d’autoriser les obsèques du Préfet André Kabangu Milambo au sein de l’Institut Lumumba suscite une vive indignation. Anciens élèves, enseignants et proches du défunt dénoncent une décision jugée inhumaine, incompréhensible et contraire aux valeurs fondamentales de l’école congolaise.

Un décès brutal qui bouleverse la communauté éducative

Le monde de l’éducation kinoise est encore sous le choc. Le dimanche 4 janvier, alors qu’il effectuait sa traditionnelle marche de santé à Limete, le Préfet André Kabangu Milambo s’est éteint brutalement, laissant derrière lui un vide immense.

Homme de rigueur, de discipline et d’excellence, il a marqué de son empreinte plusieurs institutions prestigieuses de la capitale, notamment l’Institut Lumumba, Malula, l’ITI Bumbu, Malandi et bien d’autres. Des milliers d’élèves, devenus aujourd’hui cadres, intellectuels et leaders d’opinion, se réclament de son école.

Son héritage pédagogique, profondément ancré dans la mémoire collective, appelait logiquement à des obsèques à la hauteur de l’homme.

La famille fixe les dates… et choisit Lumumba

Les funérailles du Préfet Kabangu ont été programmées les 16 et 17 janvier, des dates hautement symboliques, correspondant aux journées dédiées aux Héros nationaux.

Pour la famille comme pour les anciens élèves, le choix du lieu ne souffrait d’aucune ambiguïté : l’Institut Lumumba, là où le préfet a consacré l’essentiel de sa vie professionnelle et forgé des générations entières.

Un choix naturel, légitime et chargé de sens. Du moins, jusqu’à l’intervention des autorités.

Mont-Amba oppose son veto : une décision incomprise

Contre toute attente, la province éducative de Mont-Amba a opposé un refus catégorique à l’organisation des obsèques au sein de l’Institut Lumumba. Une décision prise, selon plusieurs sources concordantes, sans justification convaincante.

Plus troublant encore, une alternative aurait été proposée : le Lycée Maman Diakeba (Ntinu Wene). Une suggestion vécue par les proches du défunt et les Anciens comme une véritable humiliation, tant elle apparaît déconnectée de l’histoire et du parcours du Préfet Kabangu.

Cette décision a ravivé la douleur de la famille, choqué le corps enseignant et provoqué une onde de colère parmi les anciens élèves.

Les Anciens montent au créneau : “Que la raison l’emporte”

Face à ce qu’ils qualifient de décision arbitraire, les Anciens de l’Institut Lumumba élèvent la voix. Ils appellent solennellement les autorités de Mont-Amba à revenir à la raison et à faire preuve de décence mémorielle.

Ils dénoncent un acte « déconnecté de l’humanisme éducatif », contraire aux valeurs de l’école et indigne de la mémoire d’un homme qui a consacré sa vie à former la jeunesse congolaise.

S’appuyant sur la sagesse bantu, ils rappellent qu’on ne se dispute pas avec un mort, et qu’empêcher un éducateur d’être honoré dans sa propre école constitue une fracture morale grave.

Une polémique entoure également l’existence d’une supposée circulaire administrative interdisant les obsèques dans les établissements scolaires, que les Anciens qualifient de « texte fantôme, sans base légale clairement établie ».

Kabangu, l’orfèvre des intelligences

Au-delà des tensions, une vérité s’impose : André Kabangu Milambo était un géant. Un forgeron d’esprits, un maître exigeant, un bâtisseur silencieux de l’élite congolaise.

Sa rigueur légendaire, son sens du devoir et son engagement indéfectible pour l’excellence académique ont façonné des générations entières. Son nom est intimement lié à l’histoire de l’Institut Lumumba et au prestige de l’école publique kinoise.

À ce titre, les Anciens en appellent directement au ministre provincial de l’Éducation, Thierry Tshitenga Kabuya, lui-même ancien élève du préfet, afin qu’il use de son autorité morale et institutionnelle pour rétablir la dignité due à son maître.

Qui était le Préfet André Kabangu Milambo ?

– Préfet emblématique de l’Institut Lumumba

– Ancien sous-proved à Bandalungwa (province éducative de Funa)

– Figure reconnue de l’excellence académique

– Mentor de milliers d’élèves devenus cadres nationaux

Honorer Kabangu à Lumumba : un devoir, pas une faveur

En appelant les autorités à la raison, les Anciens de Lumumba réclament bien plus qu’un lieu.

Ils exigent :

– Justice pour la mémoire,

– Respect pour un éducateur d’exception,

– Reconnaissance pour une vie entièrement consacrée à la formation de la jeunesse.

Pour eux, honorer le Préfet André Kabangu Milambo à l’Institut Lumumba n’est ni un privilège ni une faveur administrative. C’est un devoir moral, un acte de fidélité et un hommage légitime à l’un des plus grands artisans de l’éducation kinoise.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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Circulation à Kinshasa : 3 000 agents déployés dans 60 carrefours pour renforcer la discipline routière dès le 26 janvier

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Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes visant à lutter contre l’incivisme routier, responsable de nombreux embouteillages et accidents dans la capitale congolaise.

 

Lors d’une communication faite le lundi 19 janvier, l’autorité urbaine a affirmé sa volonté d’agir avec « fermeté et responsabilité » afin de restaurer l’ordre sur les routes et de protéger la vie des usagers.

 

À partir du lundi 26 janvier, une mission mixte permanente de 3 000 agents sera déployée dans la ville. Cette équipe regroupera des éléments de :

  • la Police nationale congolaise (PNC),
  • la Division urbaine des Transports,
  • la Brigade spéciale de protection de l’environnement,
  • la Régie des fourrières et du contrôle technique.

Ces agents seront positionnés dans 60 carrefours stratégiques, ainsi que sur plusieurs axes routiers jugés sensibles ou particulièrement congestionnés.

Selon le gouverneur, leur mission consistera à :

  • faire respecter la loi et les règlements en vigueur,
  • fluidifier la circulation routière,
  • garantir la sécurité des usagers.

« Désormais, le respect du Code de la route n’est plus une option, mais une obligation », a-t-il martelé.

Les contrôles annoncés porteront notamment sur l’exigence stricte des documents réglementaires. Les agents devront vérifier :

  • le permis de conduire,
  • le certificat de contrôle technique valide,
  • la vignette,
  • l’assurance,
  • l’autorisation de transport,
  • le respect de la grille tarifaire dans les transports en commun.

À travers ces mesures, le gouvernement urbain entend répondre aux plaintes récurrentes des Kinois face au désordre routier, aux embouteillages chroniques et aux comportements à risque observés chez certains conducteurs.

Dorcas Ntumba

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