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Francophonie : La RDC lance le Pr Gilbert Fitula à la conquête du secrétariat général de l’OIF

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Dans un geste à forte résonance diplomatique, la République démocratique du Congo officialise la candidature du professeur Gilbert Fitula au poste stratégique de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Une initiative qui traduit l’ambition de Kinshasa de peser davantage dans les arènes multilatérales francophones.

Une annonce qui marque le coup d’envoi

L’information a été rendue publique ce vendredi sur les ondes de Radio Top Congo FM par le conseiller en communication du candidat. Une sortie médiatique qui donne le ton d’une campagne appelée à se jouer autant sur le terrain diplomatique que dans les cercles d’influence internationaux.

Cette candidature ne se limite pas à une ambition personnelle : elle s’inscrit dans une stratégie nationale visant à repositionner la RDC comme acteur majeur au sein de la Francophonie institutionnelle.

Un universitaire au profil international

Actuel recteur de l’Université de Lubumbashi (UNILU), le professeur Gilbert Fitula figure parmi les personnalités marquantes du paysage académique congolais.

Son parcours est jalonné d’engagements en faveur de l’excellence scientifique, de la modernisation universitaire et du rayonnement du savoir congolais au-delà des frontières nationales.

À travers son profil, c’est l’image d’une Francophonie tournée vers l’intelligence, la recherche et la jeunesse que Kinshasa entend promouvoir.

L’OIF, un levier d’influence stratégique

L’Organisation internationale de la Francophonie fédère des dizaines d’États et de gouvernements autour de la langue française, mais son rôle dépasse largement le cadre linguistique. L’institution constitue aujourd’hui un instrument d’influence diplomatique, culturelle et géopolitique de premier plan.

Selon l’entourage du candidat, le projet porté par le recteur de l’UNILU repose sur une dynamique réformatrice : gouvernance rénovée, valorisation de la jeunesse francophone, promotion du développement durable et adaptation de l’organisation aux mutations contemporaines.

Une bataille diplomatique aux équilibres subtils

La course au secrétariat général de l’OIF demeure toutefois hautement compétitive. Elle exige un patient travail d’alliances et la mobilisation d’un large soutien parmi les États membres. Dans cette compétition feutrée mais décisive, chaque voix comptera.

En s’engageant dans cette conquête, Gilbert Fitula incarne plus qu’une candidature individuelle : il porte l’aspiration d’un pays déterminé à faire entendre sa voix et à renforcer son influence au sein de la Francophonie internationale. Une ambition qui, si elle aboutit, pourrait redessiner les contours de la présence congolaise sur la scène mondiale.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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