Actualité
Du barreau à l’autel : Frère Bukope lance sa carrière musicale sous le signe de la foi
C’est dans une atmosphère empreinte d’émotion et de solennité que Frère Bukope a officiellement lancé sa carrière musicale, ce vendredi 20 février, au cours d’une conférence de presse organisée à la salle Kampala de l’hôtel Rotana. L’événement a rassemblé fans, proches et professionnels des médias venus assister à ce tournant décisif dans la vie de cet avocat respecté, désormais pleinement engagé dans le gospel.

De la robe d’avocat à la mission spirituelle
Après une carrière remarquable dans le domaine du droit, Maître Bukope a choisi de répondre à ce qu’il décrit comme un appel divin. Pendant 17 ans, il confie avoir résisté à cette vocation spirituelle. Pourtant, dirigeant de chorale depuis 1992, il portait déjà en lui cette fibre musicale nourrie par la foi. Une vision reçue dans la prière aura finalement scellé sa décision d’embrasser une carrière solo et d’assumer publiquement son engagement au service de Dieu à travers le chant.
3 albums et 24 titres annoncés
Lors de cette rencontre avec la presse, l’artiste a dévoilé ses ambitions : 3 albums totalisant 24 titres, à raison de huit chansons par opus. Les invités ont eu le privilège d’écouter en exclusivité deux morceaux, l’un d’adoration, l’autre de louange. Ces premières notes ont immédiatement conquis l’assistance, laissant entrevoir la profondeur et l’intensité spirituelle qui caractériseront ses futures productions.
Une musique née du silence et de la prière
Frère Bukope explique puiser son inspiration dans des moments de solitude et de méditation. Ses compositions, imprégnées de messages d’espérance, de persévérance et de confiance en Dieu, se veulent des sources de réconfort pour tous ceux qui traversent l’épreuve. À travers sa musique, il ambitionne de toucher les cœurs et de partager un témoignage sincère de foi.
Avec ce nouveau chapitre, l’homme de loi entend désormais laisser une empreinte spirituelle durable dans l’univers du gospel. L’attente est grande autour de ses albums à venir, annoncés comme de véritables messagers de lumière pour les mélomanes chrétiens.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
