Connect with us

À la Une

Forum sur la performance dans la gouvernance : les recommandations envoyées à F. Tshisekedi pour des instructions conséquentes

Published

on

Lancés le 21 septembre dernier, les travaux du forum sur la performance dans la gouvernance de la nation se sont clôturés ce jeudi 24 septembre 2020 en présence du Chef du Gouvernement Sylvestre ILUNGA ILUNKAMBA, représentant personnel du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.

Organisé par la Coordination pour le Changement des Mentalités (CCM), l’Agence de Prévention de Lutte contre la Corruption (APCL)et l’Association pour l’Accès à la Justice (ACAJ), dans son mot de clôture, le patron de l’exécutif central qui s’engage à transmettre toutes les recommandations au Chef de l’État, s’est félicité de ces recommandations.

« L’organisation de ce forum, en étroite collaboration avec les experts de la Présidence de la République, constitue en effet l’acte inaugural d’une coopération étroite, dynamique et fructueuse que le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi a toujours voulu entre la société civile et la société politique, visant à rompre les chaînes de méfiance, parfois de haine et de suspicion qui ont longtemps rongé les rapports entre ces deux segments essentiels de la société congolaise. Le Pacte républicain ainsi scellé, traduit, dans les faits, son engagement de faire du partenariat gouvernants-gouvernés, l’épine dorsale sur laquelle doit se greffer toute quête des solutions durables et bénéfiques en faveur du peuple », a-t-il indiqué dans son discours de clôture à l’hôtel Ex Fleuve Congo.

En sa qualité de patron du gouvernement central, le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba a exhorté les participants à faire la restitution de toutes les recommandations phares au sein de leurs sphères d’activités quotidiennes respectives.

« Je me réjouis des recommandations pertinentes qui viennent d’être présentées. En effet, ce sont vos valeurs partagées qui ont permis un consensus autour de vos délibérations. Vous avez su prouver que c’est dans la pluridisciplinarité, la confiance et la solidarité que la bonne gouvernance, gage de la démocratie se construit. Travailler ensemble apparaît dès lors comme la meilleure des garanties d’un épanouissement collectif. Étant donné le caractère transversal et multisectoriel des recommandations formulées, je m’engage à les transmettre au Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi pour des instructions conséquentes en ce qui concerne leurs analyses et appropriation progressives au sein des différentes structures étatiques. Au regard de ce qui précède, il ne me reste que plus qu’à souhaiter que les outils de bonne gouvernance, ainsi mis à la disposition des participants, fassent l’objet de restitution au sein de leurs sphères d’activités respectives de façon à multiplier le nombre de bénéficiaires et surtout permettre au pays de ne jamais baisser la garde face à la corruption qui compromet tout développement », a recommandé Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Ces travaux de 4 jours ont permis aux participants, provenant de toutes les couches socio professionnelles et venus des 26 Provinces de la RDC, de produire des recommandations à soumettre au Président de la République, et cela conformément aux 4 thèmes traités lors de ces assises à savoir : la reconstruction de l’État et profil des dirigeants, la mobilisation des ressources publiques, gestion et redevabilite, les mécanismes de lutte contre la corruption, blanchiment des capitaux et détournement des deniers publics et enfin le règlement des arriérés fiscaux et non fiscaux : Amnistie ou transactions.

Prenant la parole à son tour, Maître Georges Kapiamba de l’ACAJ a énuméré une série de recommandations formulées aux autorités compétentes. Parmi celles-ci, l’on cite :

• le strict respect de la Constitution;

• la promotion de l’État visionnaire, stratégique et protecteur des droits de l’homme;

• la promotion des dirigeants répondant aux critères du Patriotisme et respectueux des biens publics;

• la digitalisation de la chaîne des recettes publiques;

• la diversification des sources des recettes publiques;

• l’installation de Directions des Régies Financières dans toutes les nouvelles Provinces;

• l’adoption de la loi de lutte contre la Corruption,

• l’intégration des enseignements d’éthique et de bonne gouvernance dans les cycles scolaires et académiques;

• la restructuration de la Banque Centrale du Congo;

• l’amélioration des conditions Socio professionnelles des Agents et Fonctionnaires de l’État;

• la réforme de la DGDA;

• l’adoption d’une loi déterminant les conditions de l’Amnistie et autres.

À la clôture de ces travaux, on a noté parmi les orateurs, le Responsable de l’Agence de Prévention de Lutte contre la Corruption (l’APLC), le coordonnateur de Coordination pour le Changement des Mentalités (CCM). Ces assises de 4 jours visés la conclusion d’un pacte républicain pour augmenter les ressources publiques à quelques jours du dépôt du projet de loi de finances pour l’exercice 2021.

Ils s’inscrivent également dans le cadre du changement des mentalités afin de combattre la Corruption tels que voulu par le cinquième Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

Published

on

Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

Continue Reading