Connect with us

À la Une

Formation du Gouvernement : Se mettre au diapason de la réalité géopolitique ( Par LOLI NKEMA LILOO BOKONZI Président de l’AGV) 

Published

on

 

Au-delà du simple fait de représentation d’une province ou d’une région de par ses origines, la géopolitique comprend aussi les rivalités de pouvoir, de leadership ou d’influence sur des territoires ou sur des peuples donnés dans un environnement socio-culturel et économique particulier qu’il faut bien comprendre. Et dans ce jeux de rivalités tel que les élections ou autres, ici en République Démocratique du Congo, il y a des leaderships authentiques qui se sont légitimement construits sur terrain, ce qui constitue une réalité essentielle à prendre en compte si l’on veut baliser la voie pour une paix et un développement durable.

Ce développement durable avec tout ce que cela comporte, s’il devenait effectif, serait le
langage qui mettrait en sourdine les conflits disproportionnés de tout genre. Mais pour prendre son envol, il doit partir d’une situation existante qui, pour le cas de notre pays, se caractérise par la dominance géopolitique.

En effet, que ce soit sur le plan local, régional ou international, c’est depuis la guerre lancée à
l’Est il y a 25 ans et la démocratie élective relancée en 2006 que le Congo évolue
désespérément au rythme accru de violences injustifiées autour des intérêts ethno-politiques et financiers, et ce, pour la simple raison que les données sur terrain ne sont pas en faveur des auteurs de cette violence.

Par contre, c’est la récente et première alternance pacifique réalisée au sommet de l’Etat
depuis plus de 50 ans qui redonne espoir au peuple face aux tristes situations qu’il traverse. L’alternance en question inaugurerait donc le rétablissement des droits des congolais, des forces de changements dont l’opposition et des réels équilibres internes au Congo de par l’accession à la magistrature suprême de Félix TSHISEKEDI issu des rangs d’une opposition de longue date inconsidérément flouée.

Par ailleurs, il faut bel et bien comprendre que cette alternance est le résultat indubitable de la pression extraordinaire faite par les congolais organisés autour des forces de changements
alors que de nombreux mécanismes étaient mis en place pour maintenir le statuquo. Ce n’est pas à perdre de vue malgré les multiples opérations de charme en vue de la formation du
Gouvernement.

La preuve en est que la coalition FCC-CACH n’a pu survivre à cette pression continue qui consiste en des revendications légitimes issues des réels équilibres qu’on a longtemps étouffé contradiction des principes démocratiques prônés à cor et à cri. Comme qui dirait, la nature reprend toujours ses droits.

Par conséquent, l’Union Sacrée, vision du Chef de l’Etat, elle plus que quiconque, devrait se
mettre au diapason de la réalité géopolitique. En d’autres termes, le Gouvernement issu de l’Union Sacrée doit partant de la sélection de ses animateurs demeurer dans cet élan de rétablir dans leurs droits les congolais, les forces de changements ainsi que les espaces leur acquises et les réels équilibres qui ont été longtemps travesti en faveur des intérêts particuliers.

LOLI NKEMA LILOO BOKONZI
Président de l’Alliance pour la Gouvernance des Valeurs (AGV)

À la Une

Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF

Published

on

Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.

Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC

L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.

Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.

Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.

Zoom sur Marianne Mujing Yav

Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.

Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.

Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.

Un symbole fort pour les femmes des médias

L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.

Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.

En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.

Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.

Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading