À la Une
Foot-Loisir : New Gen rompt la malédiction et signe sa 1ère victoire devant ZTM TV
Après une année et 11 mois d’existence, la Nouvelle génération de la presse sportive (New Gen) vient de signer sa première victoire dans un match de football joué ce jeudi 16 janvier 2020 au terrain de l’institut Supérieur de Commerce de Kinshasa (ISC-Gombe) devant les Agents de Zoe Tebernacle Ministrie télévision (ZTM TV). Score final 3-1.
La malédiction brisée
Cette organisation qui regroupe des jeunes journalistes sportifs a enfin brisé la malédiction des défaites et des matchs nuls concédés depuis son existence. ZTM TV en a payé le prix.
Six défaites et deux matchs nuls, telles sont les statistiques de cette structure qui vient de signer sa première victoire en ce jour commeratif de la mort de l’ancien président de la République, M’zée Laurent Désiré Kabila, héros national.
Le film du match
Pour ce match, convient-il de noter, New Gen a démarré en chapeau de roue avec au passage un but, à la première mi-temps, de Magloire Mfumambala sur une frappe puissante. 1-0, c’était le score à la pause.
Au retour des vestiaires, les agents de ZTM Télévision ont profité de la baisse de régime de New Gen pour égaliser. Comme des lions, les New Gen ont remis les batteries en marche pour venir à bout de l’une des meilleures chaînes que compte la République.
Akim Kakimosiko, comme Luka Modric en demie finale de la super coupe de l’Espagne, viendra battre le portier adverse sur un extérieur du pied droit (2-1). La confiance y revient donc jusqu’à ce que Françis Kabongo viendra crucifier ZTM sur une tête puissante après un bon centre de Izi Diakubanza. Ce dernier sera même élu « Homme du match » à la fin de la partie (3-1).
Signalons par ailleurs que New Gen a été invitée par ZTM de Serge Katumwa dans le cadre des activités liées à la célébration de l’an un de cet organe de presse.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
