Actualité
Foot : l’Académie « Yves Diba » intègre les filles et les enfants
Lancée officiellement, le 19 mai 2019 dernier, l’académie « Yves Diba » vient d’intégrer la gent féminine en son sein.
Le mercredi 12 juin au terrain d’Ultras Académie Football situé dans la commune de Gombe, une trentaine d’entre elles se sont entraînées avec l’académie Yves Diba.

Outre ces jeunes filles footballeuses, l’académie a pris en charge des jeunots dont l’âge varie entre 6 et 16 ans.
Interrogé sur ce « nouveau look », Yves Diba précise : « Je l’avais annoncé, il y a quelques jours, on est en partenariat avec l’académie de football féminin « Twendeleye ». C’est pourquoi on est en train d’encadrer ces jeunes footballeuses », a-t-il expliqué.
Quant à son directeur technique, il explique qu’après avoir participé à deux reprises à la coupe du monde, le football féminin congolais est tombé au rabais. « C’est pourquoi nous voulons faire sa promotion et le ressusciter… », conclut-il.
Concernant les garçons, l’initiateur du projet Yves Diba a déjà en tête les meilleurs joueurs possibles pour les tournois internationaux bien que son académie n’a pas encore trouvé une place pour loger ses athlètes. « On enchaîne avec la formation des jeunes qui désirent se perfectionner. Déjà, on essaie de sortir les meilleurs pour les tournois internationaux. Notre idéologie est de relever le nombre de nos internationaux à l’étranger. C’est ça notre plus grand défi », s’explique-t-il.

Il faut noter que cette académie compte non seulement des jeunes joueurs, mais aussi des anciens actuellement sans club. Objectif final, croit-on savoir, arriver à caser ces vieilles gloires dans certains clubs. Des négociations ont été déjà activées et quelques-uns d’entre eux sont déjà placés dans différentes équipes qui jouent la coupe du Congo, à l’occurrence, de Cédric Ngulibi de Maniema Union.
Pour en bénéficier, le concerné devrait payer 65 USD pour l’enregistrement (les maillots d’entraînement, la première tranche de formation, l’accréditation et la fiche).
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
