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RDC/Kasumbalesa: l’UDPS exige le divorce FCC-CACH et la démission du maire de la ville

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A l’instar de leurs homologues de Lubumbashi, des combattants de l’UDPS/Kasumbalesa ont pris d’assaut les artères de la ville ce mercredi 12 juin pour réclamer le divorce entre le FCC et le CACH, à la suite de l’outrage du Chef de l’Etat par le député national FCC Charles NAWEJ.

Partis de Bilanga jusqu’à Kasumbalesa village, sous l’encadrement des forces de la police, les manifestants ont scandé durant leur parcours des slogans hostiles au leadership du FCC et réclamé la démission du maire de la ville, André Kapampa Kamwanya, accusé d’avoir ténu des propos tribalistes contre une communauté.

Cette marche non violente a connu comme point de chute la mairie de la ville où un mémo a été lu à l’intention du numéro 1 de la ville.

Dans ce mémorandum, des partisans du parti au pouvoir exigent non seulement le divorce entre FCC et CACH, mais aussi la levée des immunités du député Charles NAWEJ, afin de permettre à la justice de faire son travail. « Pendant le mandat de Joseph Kabila, personne ne pouvait critiquer ses actes à l’Assemblée nationale ! », a indiqué un cadre de l’UDPS.

En réaction André Kapampa, en bon père de famille, a remercié ses hôtes pour le caractère pacifique et non violent de la marche. Il a personnellement réceptionné le mémorandum et promis de transmettre à qui de droit pour une réponse satisfaisante.

Notons qu’aucun incident n’a été enregistré au cours de cette marche.

Joseph Malaba Kasonga/ CONGOPROFOND.NET ( KASUMBALESA)

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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »

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La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.

Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées

Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.

« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.

Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.

Des failles internes dans le dispositif sécuritaire

Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.

Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.

Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.

Une série d’incidents violents qui inquiète

Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.

Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.

Un appel à des mesures urgentes

Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.

Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.

Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

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