À la Une
Foot-Féminin : Mazembe et Léopards U20 se neutralisent en match amical
Au cours d’une rencontre amicale version féminine, le TP Mazembe et l’équipe des Léopards U23, ont fait jeu égal (2-2) ce mercredi 27 juillet au terrain synthétique de l’école turque dans la commune de la Gombe. Une rencontre qui sert de préparation de la saison 2021-2022 pour le championnat local pour l’équipe de Lubumbashi, et des éliminatoires de la coupe du monde zone Afrique pour le 11 national.
Le TP Mazembe qui a commencé sa pré-saison à Kinshasa continue à se préparer avant la jonction prévue début août avec les joueuses qui sont à Lubumbashi. Selon leur coach Marcello, ce match a permis à ses joueuses d’avoir une sorte de vivacité.

« Nous sommes dans une période de transition, c’est-à-dire l’avant saison, nous essayons de voir un peu le niveau de nos nouvelles recrues. Pour ce match contre les U20, chacune des équipes a eu ça part. C’était difficile sur le plan tactique. Nous nous sommes retrouvés dans un terrain très réduit, mais sur la plan de vivacité, les filles ont beaucoup récupéré et sur le plan de contact de ballons aussi », a-t-il expliqué.
De son côté, Andy Futila, le nouvel entraîneur des Léopards U23 dames, croit à la qualification de son équipe pour le prochain tour en comptant sur la qualité de ses athlètes.
« Le niveau est encore moyen. On a joué sur un terrain très réduit, mais ça nous a permis quand même de voir beaucoup de technicité de la part de ces filles qui ont beaucoup de qualité mais qui manquent encore la cohésion. Je crois que ce qu’on a vu aujourd’hui en terme d’évaluation, on ne peut qu’être contente que la RDC regorge de bonnes joueuses. Maintenant, la confiance doit revenir et on doit continuer à travailler. Nous sommes à deux semaines de notre match, mais pour l’instant on est à 40 %. »… a-t-il fait savoir.
La RDC qui va affronter la Sao Tomé-et-Principe entre le 05, 06 février à Lubumbashi pour le match aller veut déjà trouvé la cohésion avant ce match.
« Il faut trouver la cohésion, l’équipe de base surtout l’esprit de combativité. Je crois mentalement, elles sont prêtes, puisqu’elles sont parmi les meilleures de notre pays. On connaît pas encore l’équipe adverse, mais nous on prépare notre équipe, on essaie de trouver une force et à partir de ça ,nous verrons si l’adversaire est plus fort ou faible par rapport à nous. Mais ce qu’on fait ça montre qu’il y a de la valeur. Le match ça joue chez nous , j’espère qu’on aura tout le moyen pour gagner dès ce match aller. », espère l’entraîneur principal de cet équipe, le coach Andy Futila.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
