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Fiston Mayele, l’homme providentiel qui a sauvé la RDC face au Sénégal
Malgré la domination sénégalaise en début de match, la RDC a su rester solide défensivement et a attendu le bon moment pour frapper. À la 80e minute, Fiston Mayele Kalala a surgi dans la surface pour inscrire l’égalisation d’une puissante frappe du gauche qui a laissé le gardien sénégalais Edouard Mendy sans réaction.
Cette égalisation a récompensé les changements opérés par le sélectionneur congolais Sébastien Desabre. Ses remplaçants Théo Bongonda, Joris Kayembe, Edo Kayembe, Fiston Mayele et Akolo ont donné un nouveau souffle à l’équipe et permis à la RDC de revenir dans la partie. Le milieu de terrain Edo Kayembe a également apporté sa stabilité pour permettre aux Léopards de ramener ce point crucial de Dakar.
Au classement, cette performance permet à la RDC de se repositionner dans la course à la qualification, restant à seulement 1 point du Sénégal, tenant du titre africain. Le match retour à Kinshasa le 10 septembre prochain s’annonce ainsi décisif pour les deux équipes, qui se livreront sûrement un duel intense pour tenter d’arracher leur billet pour la Coupe du monde 2026.
Malgré la domination sénégalaise, la RDC a su faire preuve de caractère et de résilience pour décrocher ce match nul à l’extérieur. Un résultat qui montre les progrès accomplis par cette équipe congolaise, qui semble déterminée à se qualifier pour la première Coupe du monde de son histoire.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Kinshasa : Les « gratteurs » de l’iPhone, quand la photo de rue devient un business de survie
À Kinshasa, où l’accès à l’emploi formel demeure un défi majeur pour la jeunesse, l’ingéniosité devient une arme de survie. Chaque jour, de nombreux jeunes inventent de nouvelles formes d’activités génératrices de revenus. Parmi elles, un phénomène urbain gagne du terrain : celui des photographes de rue armés d’iPhone.

Un smartphone comme seul outil de travail
Sans studio ni matériel professionnel, ces jeunes utilisent uniquement leur smartphone ( le plus souvent de la marque Apple ) pour capturer des clichés de passants. On les retrouve devant les supermarchés, les malls, dans les artères animées du centre-ville ou encore dans les lieux de forte affluence.
« Les gratteurs », une pratique qui interpelle
Surnommés « les gratteurs », ces photographes improvisés prennent des photos spontanées avant d’aborder leurs sujets. Les images sont ensuite proposées à un tarif unique, généralement fixé à 2 000 francs congolais par photo. Une offre simple, directe et accessible.
Souvenir express ou service alternatif
Pour certains clients, ces clichés représentent un souvenir instantané pris sur le vif ; pour d’autres, une solution rapide et moins coûteuse, évitant le passage par un studio photographique classique. Cette proximité et cette spontanéité séduisent une clientèle variée.
Entre controverse et résilience
Si cette activité divise l’opinion (oscillant entre débrouillardise créative et travail informel) elle illustre surtout la capacité d’adaptation de la jeunesse kinoise face à une réalité économique difficile. Loin d’être un simple effet de mode, ce phénomène traduit une lutte quotidienne pour la survie.
L’iPhone, symbole d’une économie informelle inventive
En attendant des solutions structurelles et durables à la crise de l’emploi, l’iPhone devient pour ces jeunes bien plus qu’un simple téléphone : un véritable outil de travail et de survie économique, au cœur de la capitale congolaise.
Désiré Rex Owamba
