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Féminicide à Bunia : un mari tue sa femme enceinte et blesse sa belle-sœur à la machette

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Un nouveau drame conjugal a endeuillé la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, aux premières heures de ce jeudi 3 avril 2025. Une femme enceinte, identifiée comme Merveille Kanyere, a été sauvagement assassinée par son mari, Kambale Gervais, 38 ans, boucher de profession.

Le crime s’est produit à Sukisa 2, sur l’avenue Mbanzangungu, dans la commune de Mbunya. Un acte d’une extrême violence.

Selon les premières informations, l’agresseur, après avoir tué son épouse, a également attaqué à la machette la petite sœur de la victime, qui vivait avec le couple. Le corps de Merveille Kanyere, enceinte au moment des faits, a été transporté à la morgue en attendant les procédures judiciaires.

L’auteur arrêté, les motifs encore flous

Le suspect, Kambale Gervais, a été interpellé dès ce jeudi matin par la police militaire locale. Si les raisons exactes de son geste restent inconnues, certaines sources évoquent une dispute conjugale comme élément déclencheur.

Gédéon Katanabo, chef du quartier Hoho, a confirmé les faits et exprimé son indignation face à cette nouvelle affaire de violence familiale. Ce féminicide s’ajoute malheureusement à une série de violences basées sur le genre dans la région.

L’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes du crime.

Vérité Johnson

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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