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Félix Tshisekedi a renversé l’ordre régional et réinstallé la RDC au cœur de la géopolitique africaine
En 2025, Félix Tshisekedi a orchestré un retour spectaculaire de la RDC sur la scène internationale, brisant des décennies de prédation rwandaise et imposant une nouvelle donne géostratégique. Grâce à une communication intelligente et maitrisée, une diplomatie agressive, des alliances audacieuses et une approche technique méticuleuse, Kinshasa a contraint Kigali à accepter des accords historiques à Washington.
Ce coup de maître marque un tournant dans la sécurisation de l’Est congolais et l’intégration économique régionale. Il nous paraît important d’expliquer les rouages de cette stratégie victorieuse. Il y a d’abord eu la préparation du terrain et des esprits par le redoutable Patrick Muyaya Katembwe sur le plan médiatique. La mise en musique des processus de Naïrobi, Luanda, Doha à Washington avec l’isolation de Kagame.
Kinshasa a exploité les divisions régionales et internationales pour asphyxier Kigali. L’accord de Doha (mars 2025), bien que fragile, ce cessez-le-feu a servi de tremplin pour légitimer la RDC comme acteur de paix, tandis que le Rwanda, coincé par les preuves de son soutien au RDF/M23 (rapports de l’ONU citant 4 000 soldats rwandais en RDC ), a dû jouer la modération.
Le parrainage américain a permis de lier la question sécuritaire aux minerais critiques (cobalt, lithium). Félix Tshisekedi a convaincu Washington de soutenir un cadre contraignant : interdiction des hostilités, désengagement des troupes rwandaises, et intégration conditionnelle du RDF/M23 sous supervision conjointe. La machine technique, connue sous le nom du CONOPS du 31 Octobre 2024 et le Mécanisme Conjoint ont scellé le sort des belliqueux rwandais.
L’équipe de Kinshasa a verrouillé l’avantage politique par des outils techniques irréfutables. Le CONOPS 2024, ce plan opérationnel, élaboré avec des experts militaires internationaux, a structuré le désarmement des groupes armés et la coordination sécuritaire via un mécanisme intégrant la MONUSCO et les forces régionales. Résultat : le RDF/M23, privé de soutien rwandais, s’est fragmenté.
Le cadre humanitaire et économique dont le volet « retour des réfugiés » (2,5 millions de personnes) et l’accès humanitaire ont été couplés à des projets transfrontaliers (infrastructures, énergie), isolant Kigali qui rechignait à ouvrir ses frontières. L’échec du narratif rwandais est la cerise sur le gâteau. Paul Kagame acculé jusque dans ses derniers retranchements a fait appel à son joker l’ancien Président Joseph Kabila.
Félix Tshisekedi a retourné l’accusation de « génocide » contre Paul Kagame, comparant ce dernier à Hitler lors d’un discours choc à Bukavu. Cette rhétorique, relayée par les médias internationaux, a détruit la crédibilité de Kagame comme « stabilisateur » régional. Ce qui était jusque-là son passeport dans les salons diplomatiques internationaux. Tout le monde le voit dorénavant pour celui qu’il est en réalité c’est-à-dire un déstabilisateur régional chronique.
Le doigté de Patrick Muyaya Katembwe et la ténacité de Thérèse Kayikwamba Wagner ont forcé les capitales occidentales à exiger des preuves de désengagement rwandais, sous peine de sanctions ciblées (gel d’avoirs, embargo sur les minerais ). Ainsi la RDC est devenue le nouveau centre de gravité africain. Félix Tshisekedi a capitalisé sur cette victoire pour porter la RDC au Conseil de Sécurité de l’ONU (2026-2027).
En brandissant son rôle de « poumon écologique » et de fournisseur de minerais stratégiques, Félix Tshisekedi a positionné le pays comme indispensable à la transition énergétique globale. Il a lancé une intégration économique régionale. Les accords de Washington incluent un volet économique (corridors miniers, ports en eau profonde) marginalisant le Rwanda au profit de la RDC et de ses alliés (Angola, Afrique du Sud).
Félix Tshisekedi a réussi là où ses prédécesseurs ont échoué en instrumentalisant les ressources naturelles de la RDC, les minerais comme levier géopolitique. Il a hybridé diplomatie et force dans un couplage des accords techniques (CONOPS) avec une pression médiatique implacable en récupérant le soft power, le leadership climatique et humanitaire pour gagner les faveurs de l’Occident.
En 2025, la RDC n’est plus une victime, mais un architecte de l’ordre régional. Si les défis persistent (corruption, résidus du RDF/M23), Félix Tshisekedi a prouvé qu’un leadership audacieux pouvait inverser trente ans de prédation. Le roseau plie sous la tempête, mais c’est lui qui trace la voie des torrents. L’eau douce conquiert la pierre dure, et le sage triomphe là où le guerrier s’épuise. Paul Kagame jouait aux échecs. Félix Tshisekedi a changé le jeu.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
