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Tourisme, football et millions d’euros : Ce que cache le partenariat entre le Milan AC et la RDC
Alors que les Congolais attendent des réponses sur la qualité des services sociaux de base (écoles délabrées, routes impraticables, hôpitaux abandonnés, panier de la ménagère troué, etc. ), le gouvernement annonce un partenariat inédit avec le club italien Milan AC, présenté comme un levier pour « repositionner la RDC sur la scène internationale ».
À travers le ministère du Tourisme, la RDC devient partenaire premium et destination touristique officielle du célèbre club de football italien. En contrepartie, le logo « Explorez la RDC, cœur de l’Afrique » apparaîtra sur certains supports du club, censé faire rayonner le pays au-delà des frontières.
Mais derrière cette vitrine diplomatique et marketing se cache une réalité budgétaire peu discutée : la Fondation Milan a déjà investi plus de 12 millions d’euros dans des projets similaires à travers le monde, et la RDC, elle, s’engage à cofinancer la construction d’une école à Boma et la rénovation d’infrastructures sportives, sans qu’aucun chiffre précis n’ait été communiqué sur l’argent public mobilisé.
Le président du Milan AC, Paolo Scaroni, se félicite de ce partenariat qui « contribuera au développement économique et social du Congo ». Une délégation officielle du club se rendra prochainement à Kinshasa pour donner le coup d’envoi de ce qu’il appelle une « plateforme internationale de coopération ».
Le ministre du Tourisme, Didier M’Pambia Musanga, voit dans cette opération une réponse à la stratégie du président Félix Tshisekedi, visant à faire de la RDC « un leader africain ». Il évoque même la mise en place d’une « Commission nationale pour le Soft Power »…
Pour les sceptiques, une question demeure : à l’heure où les urgences sociales s’accumulent, est-ce vraiment la priorité de faire du tourisme de luxe et du football un axe central de la diplomatie congolaise ?
Et surtout : combien cela a-t-il réellement coûté au Trésor public congolais ?
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
