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Tourisme, football et millions d’euros : Ce que cache le partenariat entre le Milan AC et la RDC 

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Alors que les Congolais attendent des réponses sur la qualité des services sociaux de base (écoles délabrées, routes impraticables, hôpitaux abandonnés, panier de la ménagère troué, etc. ), le gouvernement annonce un partenariat inédit avec le club italien Milan AC, présenté comme un levier pour « repositionner la RDC sur la scène internationale ».

À travers le ministère du Tourisme, la RDC devient partenaire premium et destination touristique officielle du célèbre club de football italien. En contrepartie, le logo « Explorez la RDC, cœur de l’Afrique » apparaîtra sur certains supports du club, censé faire rayonner le pays au-delà des frontières.

Mais derrière cette vitrine diplomatique et marketing se cache une réalité budgétaire peu discutée : la Fondation Milan a déjà investi plus de 12 millions d’euros dans des projets similaires à travers le monde, et la RDC, elle, s’engage à cofinancer la construction d’une école à Boma et la rénovation d’infrastructures sportives, sans qu’aucun chiffre précis n’ait été communiqué sur l’argent public mobilisé.

Le président du Milan AC, Paolo Scaroni, se félicite de ce partenariat qui « contribuera au développement économique et social du Congo ». Une délégation officielle du club se rendra prochainement à Kinshasa pour donner le coup d’envoi de ce qu’il appelle une « plateforme internationale de coopération ».

Le ministre du Tourisme, Didier M’Pambia Musanga, voit dans cette opération une réponse à la stratégie du président Félix Tshisekedi, visant à faire de la RDC « un leader africain ». Il évoque même la mise en place d’une « Commission nationale pour le Soft Power »…

Pour les sceptiques, une question demeure : à l’heure où les urgences sociales s’accumulent, est-ce vraiment la priorité de faire du tourisme de luxe et du football un axe central de la diplomatie congolaise ?
Et surtout : combien cela a-t-il réellement coûté au Trésor public congolais ?

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central

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À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale

Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.

À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.

Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.

Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.

Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :

– des soins médicaux d’urgence,

– un accompagnement psychologique,

– une assistance juridique,

– et des mesures de réinsertion socio-économique.

Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.

Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.

« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.

Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.

Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.

Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET 

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