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FARDC : Le mystère plane toujours autour de la mort du colonel Mutombo Kabundi Felly, magistrat à la Cour militaire de la Gombe
Lundi 30 octobre 2023, vers 8 heures du matin, Mutombo Kabundi Felly, colonel au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, magistrat et juge (conseiller) à la Cour militaire de la Gombe et conseiller juridique de l’Inspecteur Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, le général Gabriel Amisi Kumba dit « Tango Four », est retrouvé mort dans son domicile situé au numéro 506, avenue Cannas, 9ième Rue résidentielle, dans la commune de Limete.
En effet, revenu à Kinshasa, le jeudi 27 octobre 2023, dans le cadre d’une mission diligentée par l’Inspecteur Général des FARDC, il aurait, aux dires de ses amis, découvert un complot contre le Président de la République et informerait, par téléphone, un de ses amis non autrement identifié, qui aurait des entrées à la Présidence de la République, ignorant que son phone était sur écoute.
Le matin de ce funeste jour, après avoir passé une nuit sans plainte, il commença par apprêter sa tenue, passa un appel à ses collègues avec qui il devait tenir une audience au Tribunal Militaire de Ndolo pour leur rappeler le respect de l’heure.
Vers 7 heures 00, aux dires des gardiens, après le départ de sa femme, il fait sortir sa Ranger Rover pour son nettoyage, 30 minutes plus tard, il reçoit une première visite qui durera à peine 15 min. Il descendra ensuite jusqu’à l’entrée principale de la parcelle, téléphone à l’oreille et prendra un monsieur qui l’attendait et montèrent ensemble dans son appartement.
Presque 10 minutes après, ce dernier descendra avec cache-nez au visage et un képi et s’empressera de monter dans une voiture non autrement identifiée qui l’attendait dehors.
Vers 8 heures 45, à l’arrivée de la femme du ménage, elle sera surprise de trouver que, contrairement aux habitudes de tous les occupants de l’immeuble, la porte de leur appartement était entrouverte.
A son entrée au salon, elle trouva curieusement le colonel magistrat MUTOMBO KABUNDI Felly allongé sur un canapé qu’il n’a pas l’habitude d’utiliser, torse nu déjà la tête inclinée vers le bas, bavant avec des petites larmes aux yeux, alors que quelques minutes plus tôt, pour prendre son dernier visiteur devant le portail, il était complètement en forme.
Stupéfaite, pensant à une crise, elle appela directement les gardiens pour lui venir en aide. A l’arrivée de ces derniers, leur patron ne réagissait toujours pas. Ainsi, ils ont fait appel à un médecin. Malheureusement, ce dernier constate un corps sans vie.
A l’arrivée des magistrats et autres autorités juridico militaires, certaines langues ont commencé à se délier, qualifiant cette mort, au regard des indices trouvés sur le lieu du crime d’assassinat et que la victime serait le 5ième conseiller juridique trouvé mort dans des circonstances presque similaires.
Notons que l’infortuné, le colonel MUTOMBO KABUNDI Felly était de teint de noir. Cependant, quelques heures après la découverte de son corps, son teint commençait à noircir davantage alors qu’il n’y avait pas encore eu de rigidité cadavérique. Aussi, sur son cou on pouvait facilement voir un petit point noir qui ne cessait de prendre de volume au fil des minutes et enfin, une odeur nauséabonde, étouffant et inhabituelle continuait à se faire sentir dans la maison plusieurs heures après la mort.

Après le récit fait par la veuve, Madame MAPETA TE NZAPA Patience, au Général MUTOMBO, Premier Président de la Haute Cour Militaire, accompagné dans sa suite par plusieurs autres autorités militaires, tant du Parquet que du siège, notamment le Colonel EKOFO, Premier Président de la Cour Militaire de la Gombe où siégeait la victime, l’Auditeur supérieur de Matete, injonction avait été donnée à ce dernier d’ouvrir sans délai une information (dossier) judiciaire aux fins de retracer tous les appels qu’il a effectués et reçus pendant ses six derniers jours, surtout l’identité de son tout dernier correspondant et de pratiquer l’autopsie sur le corps de la victime.
Cette injonction du Premier Président de la Haute Militaire sera exécutée en deux phase, d’abord l’autopsie du corps de la victime par le capitaine MULAMBA, médecin légiste dont les conclusions du rapport ont été transmises à l’Auditeur Supérieur de la Gombe.
Ensuite la phase judiciaire par le Colonel Bienvenu NSIMBA, par plusieurs auditions, notamment celle de Madame MAPETA TENZAPA Patience (veuve); Madame Tantine, la femme de ménage; Madame YANGIBA Beni, CNOM 36.776 le médecin ayant constaté ladite mort, ainsi que les gardiens en service ce jour-là et une perquisition sur son domicile.

Après son audition, la veuve lui remettra, outre toutes les tenues militaires et armes, mais aussi les deux téléphones de la victime aux fins de requérir des opérateurs téléphoniques les identités de toutes les personnes avec qui il était en contact aux derniers jours/heures de sa vie.
Après l’enterrement de feu colonel Mutombo Felly, en date du 15 novembre 2023 à la Nécropole « Entre Terre et Ciel », voulant savoir, aux fins d’atténuer tant soit peine et découvrir les raisons ayant conduit à la mort de son mari, un officier supérieur des FARDC, magistrat et juge Militaire, la veuve engagera son conseil Me MAPETA NIWA Jeannot, Avocat près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete pour suivre l’évolution de l’information judiciaire ouverte sur injonction du Premier Président de la Haute Cour Militaire.

C’est ainsi qu’il adressera plusieurs correspondances à toutes les autorités aux fins de demander les rapports de l’autopsie, étant entendu que son conseil était en contact permanent avec le médecin légiste mais en vain, il en est de même du dossier judiciaire.
Jusqu’à ce jour, plus d’une année après sa mort, aucune suite sur les enquêtes ouvertes, encore moins sur le rapport d’autopsie n’est délivrée à sa veuve, plus surprenant, même les téléphones se sont pas restitués malgré moult demandes.

Ainsi, l’avocat en appelle aux autorités militaires et judiciaires de leur prêter assistance et sécurité aux fins de découvrir le réseau derrière cet assassinat odieux ainsi que les menaces auxquels ils sont exposés. » Je m’étonne de la léthargie avec laquelle la justice militaire traite ce dossier, alors qu’elle est connue pour sa célérité. Plusieurs questions méritent désormais d’être posées, est ce que sa mort a-t-elle été commanditée par ses chefs hiérarchiques ? Si non, le commanditaire est-il si puissant au point d’empêcher la justice de faire son travail ? Une année après sa mort on ne sait dire les avancées ou conclusions de l’enquête…« , a conclu l’avocat.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Les documents et preuves liés à cette enquête ont été stockés dans @FbdnStories Safebox
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
