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FARDC et MONUSCO ont signé, ce mardi à Kinshasa, une directive conjointe opérationnelle

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Le Général d’armée Célestin Mbala Munsense, Chef d’état-major général des FARDC, a procédé, ce mardi 7 décembre 2021, à la signature d’une directive des opérations conjointes avec la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (Monusco), représentée par son Commandant de Force, Marcos De Sà Affonso Da Costa. La cérémonie solennelle du scellement de cet engagement s’est déroulée au quartier général de l’état-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo situé au camp militaire Colonel Kokolo, à Kinshasa, en présence de plusieurs représentants de deux parties.

Du côté congolais, l’on pouvait apercevoir plusieurs officiers, notamment le premier Président  de la Haute Cour Militaire, l’Auditeur général des FARDC ainsi que le Général Léon Richard Kasonga, le Porte-parole de l’armée. Selon les explications du Commandant de la Force de la Monusco, grâce à cet acte de renforcement de collaboration, les vaillants militaires des FARDC bénéficieront d’un appui sans faille efficace de la Mission onusienne dans la traque des ennemis de la paix dans toutes les provinces situées à l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce, pour l’instauration totale et effective de l’autorité de l’Etat dans tous les coins du pays.

Dans son mot de circonstance, le Chef d’état-major général des FARDC, Célestin Mbala Munsese, a loué les efforts du Président Félix Tshisekedi qui, d’après ses convictions, ne cesse de se couper en morceaux pour construire les conditions de paix sur l’ensemble du territoire national. « La réunion d’aujourd’hui est propice pour adresser à la Communauté Internationale, au nom des FARDC et du peuple congolais, les remerciements pour le travail abattu contre les ennemis de la paix en RDC. Il est tout aussi indiqué de rendre un vibrant hommage au Commandant Suprême des FARDC, SEM Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l’Etat, qui ne cesse de ménager aucun effort pour construire les conditions de paix sur l’ensemble du territoire national. Après un long moment des discussions, les FARDC et la Monusco se sont engagées à mettre en place une première directive des opérations conjointes », a déclaré le Général Célestin Mbala.

D’après lui, cette directive va permettre aux FARDC et à la Force de la Monusco de partager des valeurs et de cultiver un climat de confiance mutuelle lors des actions qui seront menées dans les jours à venir. « Cette directive est un cadre favorable à la progression dans la même direction en ce qui concerne la conduite des opérations conjointes d’autant plus qu’elle permet de partager des valeurs et cultiver un climat de confiance mutuelle », a-t-il révélé, toujours dans son allocution, avant de préciser, plus loin, que la même directive est une occasion propice pour l’application stricte de la force telle que prévue par le chapitre 7 de la Charte de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Quant au Commandant des forces des Casques bleus, Affonso Da Costa, il a fait savoir que c’est leur rôle de soutenir tous les efforts des Forces armées de la RDC pour sécuriser tout le pays et particulièrement la partie Est du pays.  » Nous serons à côté des FARDC pour toutes les opérations conjointes que nous devons mener ensemble. Et de l’autre côté la protection des civils. Nous sommes déployés dans l’Est du pays en protégeant les civils autour de nos Bases, on peut dire qu’une population de quasiment 8 millions de personnes est aux alentours de nos 43 bases. Avec les documents qui vont être signés maintenant, nous serons plus efficaces en soutenant les FARDC et mettre nos rôles en évidence pour le bénéfice de toute la population concernée… », avait-il déclaré peu avant la signature de cette directive conjointe.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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