Sports
Face à V.Club, les Aigles du Congo entretiennent leur belle histoire d’amour avec la victoire
Au stade Tata Raphaël, ce mercredi 12 novembre 2025, les Aigles du Congo ont de nouveau célébré leur union avec le succès en dominant l’AS V.Club (1-0). Une rencontre marquée par des moments intenses et un public enflammé, fidèle témoin de cette belle histoire sportive.
Dès l’entame du match, les occasions se sont succédé. Jonathan Ikangalombo a tenté un retourné acrobatique, repoussé avec brio par le gardien Jackson Lunanga, tandis qu’une passe chirurgicale de Linda a failli offrir l’ouverture du score. Les Aigles ont frôlé la perfection, mais la première mi-temps s’achève sur un score nul (0-0). Le stade, lui, continue de se remplir, preuve que la passion du public pour cette équipe reste intacte.
La deuxième mi-temps repart sur un rythme soutenu.
Le portier NATHA des Aigles a veillé à sa cage suites aux tentatives de Vclub.
Les Aigles multiplient les offensives, mais c’est à la 85e minute que le mariage avec la victoire se concrétise : suite à une frappe puissante de Paul Masey, repoussée par Lunanga, Kikwama Mujinga suit l’action et inscrit le seul but du match. Explosion de joie dans les tribunes, les supporters célèbrent une nouvelle page de cette belle romance sportive mais côté Vclub climatisé.
Avec cette victoire, les Aigles du Congo confirment leur suprématie face à V.Club, nourrissent leur légende et entretiennent ce lien unique avec la victoire. Une histoire d’amour qui semble loin de se terminer…
Désiré Rex Owamba
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
