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État de siège en Ituri et au Nord-Kivu : les éclairages du Gouvernement, des FARDC et de la PNC

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Quelques heures après la publication des ordonnances présidentielles portant respectivement proclamation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu et leurs modalités d’application, le ministre de la Communication et Médias, et porte-parole du gouvernement, animé un point de presse en vue d’éclairer l’opinion sur le bien-fondé de cette décision du garant de la Nation. Patrick Muyaya Katembwe était assisté pour la circonstance du porte-parole de l’armée, le Général Léon Richard Kasonga, et de celui de la Police nationale, le Commissaire supérieur Pierrot Mwanamputu, pour des éclairages techniques liés à leurs corps respectifs.

Dans son introduction, le porte-parole du gouvernement a tenu à expliquer au peuple Congolais, par le truchement des médias, les raisons ayant amené le Président de la République à décréter l’état de siège dans cette partie du pays, ainsi que les modalités de fonctionnement de l’appareil de l’Etat pendant cette période d’administration spéciale desdites provinces. Car, le régime instauré temporairement est celui de crise dicté par les événements, notamment l’insécurité qui a élu domicile dans cette partie du territoire national.

Le souci du commandant suprême des forces armées nationales et de la police nationale congolaise, a-t-il indiqué, est celui de mettre définitivement un terme à la barbarie humaine instaurée par des bandits qui tuent et massacres des hommes, femmes et enfants sans cœur ni foi dans ces provinces.
Toutefois, a rassuré le ministre, en dépit de ce régime spécial temporaire, qui en appelle également à une administration spéciale, les droits et libertés fondamentaux du peuple seront respectés conformément aux prescrits de la Constitution.

Après cette introduction suivie de la lecture des deux ordonnances en guise de rappel, le ministre Patrick Muyaya a donné la parole aux porte-parole des Fardc et de la PNC pour des suppléments, chacun en ce qui le concerne.
Puis, s’en est suivi le rituel des questions et réponses des journalistes.

A la question de savoir si à l’issue de la période de 30 jours de l’état de siège, on pourrait célébrer la victoire. Réponse du ministre : ça fait plus de 20 ans que cette situation a perduré dans cette partie de la République. Maintenant que l’autorité a décidé de prendre les choses en mains en s’attaquant aux vrais maux, faut-il déclarer d’office la victoire même s’elle est au rendez-vous? S’est-il interrogé en disant confiant quant au résultat attendu qui est la restauration de la paix.

D’autres questions ont été également posées, cemme celles relatives au travail ou rôle que pourront désormais jouer les commandements des opérations «Sokola»; aux activités sportives et de loisirs ; à l’attitude des pays limitrophes dont certains soutiendraient ou serviraient de bases-arrière à ceux qui menacent la paix en République Démocratique du Congo ; etc.

Le porte-parole du gouvernement tout comme les représentants des corps de métiers qui coanimaient avec lui le point de presse, on fait savoir que l’état de siège n’est pas synonyme de la prison. La population pourra vaquer à ses occupations quotidiennes, y compris l’exercice des activités sportives. Le but recherché est seulement de dénicher les causes de l’insécurité ainsi que ceux qui l’entretiennent afin d’agir de manière appropriée pour que la paix et la sécurité reviennent.

Dom/LE PHARE


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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