Connect with us

À la Une

ESU : un arrêté attribué à Steve Mbikayi oppose les autorités de l’ISTM Marie Reine de la paix de Kenge

Published

on

 

La ville de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango (à l’ouest de la RD Congo) vibre au rythme du conflit d’intérêt qui règne à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales Marie Reine de la Paix de Kenge.

Ce conflit oppose le Comité de gestion dirigé par le professeur abbé Firmin Mboma Manzangala à un autre parallèle, qui affirme avoir été nommé par un arrêté de l’ancien ministre Steve Mbikay et défendu par le secrétaire général, le professeur Cush Ngonzo Luwesi.

La pomme de discorde, un arrêté nommant un nouveau Comité de gestion devant diriger désormais l’ISTM Marie Reine, qui place le professeur Cush Ngonzo directeur général, en remplacement de l’abbé Firmin Mboma.

Cet arrêté, daté de 22 novembre 2018 et portant la signature de l’ancien ministre de l’Esu, Steve Mbikay, et notifié le 05 juin 2019 par le Secrétaire général intérimaire à l’Esu, puis presenté au gouverneur du Kwango, le 03 juillet 2019, est contesté par les membres du comité piloté par Firmin Mboma et une bonne frange de l’opinion de Kenge. Ceux qui doutent de l’authenticité de ces documents disent qu’un arrêté ministériel ne pouvait pas être signé en novembre 2018 pour être notifié en juin 2019 par un SG ai.

Contacté par CONGOPROFOND.NET, le professeur Cush Ngonzo et le Chef de travaux, Freddy Mayamba (nommé Administrateur de Budget au terme de cet arrêté querellé), ont affirmé, lundi, que l’arrêté nommant leur comité de gestion est authentique et ils attendent la cérémonie de remise et reprise avec Firmin Mboma pour entrer en fonction. Pour eux, l’arrêté a trainé dans les tiroirs du secrétariat général de l’Esu parce que des pro-Mboma ont corrompu pour le bloquer et maintenir le prêtre du diocèse de Kenge à la tête de l’Istm, malgré, disent-ils, sa megestion et son immoralité.

Le professeur Ngonzo dit n’avoir pas demandé à être nommé directeur général de l’Istm, mais « fâché par le fait que l’abbé Firmin Mboma s’est payé le luxe de déguerpir des professeurs du guest house du site Mufwa pour y loger des assistants ». Pour lui, cet acte est un manquement grave à l’égard des professeurs. « Dès lors, il fallait démontrer son indeboulonnabilité », a-t-il argumenté.

Selon l’ancienne Secrétaire générale à l’Esu, Wivine Yenga, qui a tenu à se laver de l’accusation qui veut qu’elle a bloqué la notification d’un document nommant un nouveau comité de gestion à l’Istm, cet arrêté brandi à Kenge est un faux. Dans l’audio de son entretien avec une source indépendante de Kenge qui est parvenu à CONGOPROFOND.NET, Wivine Yenga dit n’avoir pas connu un arrêté sur l’ISTM Marie Reine de la Paix à cette époque et dont elle aurait refusé de notifier.

Dans un tweet à l’une de nos sources, Wivine Yenga indique que « tous les arrêtés de cette date seraient déjà notifiés ». Et de s’étonner : « pourquoi ceux-ci ne l’ont pas été ? ». Et de poursuivre : « Comme on a presque détruit ou changé l’ordre des archives, on aurait vérifié la réception et le motif de la non notification ». Wivine Yenga a, enfin, indiqué que « les arrêtés à problème étaient ceux de janvier 2019 ».

Le tweet de l’ancien ministre de l’Esu, Steve Mbikay en personne, vient de couper l’herbe sous les pieds de Cush Ngonzo et toute son équipe. L’ancien patron de l’Esu estime que le ministre intérimaire de l’Esu doit avoir été induit en erreur « s’il a réellement nommé des autorités académiques en cette période suspecte », lui qui, explique Mbikay, expédie les affaires courantes. Pour lui, « il ferait mieux d’annuler cette décision ».

Un autre son de cloche a brouillé la piste à la nomination. Le diocèse de Kenge, par l’abbé Jean Lulendo, économe chargé de patrimoine du diocèse, a réagi sur les ondes de la radio Top Congo, disant que cet arrêté est sans effet tant qu’il aurait été pris sans négociation avec le diocèse, qui organise avec l’État congolais cet établissement d’enseignement supérieur et universitaire.

Les tenants du nouvel arrêté ont refusé de remettre une copie à « l’ancien comité de gestion ». Pour le camp de l’abbé Firmin Mboma, les temps que ledit arreté a pris et le refus de remmetre une copie à son comité sont des preuves que cet arreté est un faux.

Plusieurs sources disent que l’arrêté paru à Kenge est un faux et aurait été conçu dans un bureau, à Kenge. Mercredi 10 juillet dernier, des enseignants de l’ISTM se sont plaints de voir leurs signatures collées à un memo adressé au gouverneur lui informant que les examens n’auraient pas lieu si cet arrêté n’était pas exécuté. Les enseignants, indignés, ont dénoncé et condamné le trafic de leurs signatures.

Dès lors, deux camps se sont créés à l’ISTM et le conflit est maintenant ouvert.

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Festival Tongwenya : Kinshasa capitale africaine de l’humour et de la caricature les 7 et 8 août 2026

Published

on

Kinshasa s’apprête à vibrer au rythme du rire intelligent et du trait incisif. Les 7 et 8 août 2026, l’enclos de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa accueillera le Festival International Tongwenya, un événement culturel majeur consacré à la caricature, au dessin de presse, à l’humour, au stand-up et au one-man-show.Pendant deux jours, la capitale congolaise ambitionne de devenir l’un des épicentres africains de la créativité visuelle et de la satire sociale.

Un festival entre rire, analyse sociale et célébration artistique

Tongwenya ne se limite pas au divertissement. Il se veut un espace de détente, d’évasion et d’analyse sociale, où le rire devient un outil de réflexion. Caricaturistes, humoristes professionnels, passionnés d’art graphique et grand public s’y retrouveront dans une atmosphère conviviale et festive.

Dès 10h00, les portes seront ouvertes au public. Un protocole professionnel orientera les visiteurs vers :
– L’exposition de caricatures dans la salle « Promo »
– Les différents stands de détente
– Les espaces de jeux pour enfants
– Les espaces gastronomiques proposant brochettes de cabri, chikwanges à la mayonnaise, jus et boissons.

À 18h00, place au spectacle d’humour, avant une montée en puissance musicale portée par un concert gospel. Une ambiance paradisiaque annoncée par les organisateurs.

Les têtes d’affiche : un plateau international

Le parrain de cette première édition n’est autre que Gohou Michel, figure emblématique de l’humour africain, présent sur scène durant les deux jours.

Première soirée (7 août)
– Boukary (Côte d’Ivoire)
– Deperpignan (Côte d’Ivoire) et tant d’autres artistes congolais francophones.

Deuxième soirée (8 août)
– Felix Kissabaka (RDC), également Maître de cérémonie, ainsi que plusieurs figures de l’humour congolais.

Un plateau qui mêle expérience internationale et talents locaux.

Les caricaturistes : le trait qui fait mouche

La dimension visuelle du festival s’annonce tout aussi prestigieuse avec la participation de caricaturistes venus de plusieurs pays :
– Kroll (Belgique)
– Pahé (Gabon)
– Thembo Kash (RDC)
– Philma (RDC)
– Dick Esale (RDC)
– Mami (Afrique du Sud)
– Legwen (RDC)
– Rod (RDC)
– Hallain (Belgique)
– Patou Mobenga (RDC)
– Fortunat Muko (RDC)
– JD Luba (RDC)

Le public pourra découvrir des œuvres qui interrogent, dénoncent, amusent et provoquent la réflexion.

La touche musicale : le gospel pour sublimer le rire

Le festival sera également ponctué par des prestations musicales d’envergure.

Une alliance entre humour et spiritualité musicale qui promet une atmosphère singulière. Les 7 et 8 août 2026, Kinshasa ne rira pas seulement : elle pensera, dessinera et célébrera.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading