Education
ESU : Les partenaires techniques, financiers et l’UNESCO mobilisés pour implémenter les enseignements ouverts et à distance en RDC
Le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), en collaboration avec l’organisation des Nations-Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), a tenu, ce mardi 28 avril 2024, une table ronde afin d’élaborer une feuille pour faciliter les objectifs de l’Enseignement Ouvert et à Distance (EOD) à travers le développement des qualifications professionnelles et des compétences des ressources humaines.

Confrontée depuis une décennie à un problème de qualification des ressources humaines dans les secteurs de son économie, la RDC a retenu l’EOD comme l’une des options fondamentales de l’enseignement national pour moderniser l’enseignement supérieur et offrir au plus grand nombre la possibilité d’apprendre à tout moment et à l’endroit voulu.
Au cours de ces assises, les participants ont présenté les enjeux, les défis et les perspectives de l’EOD dans le système éducatif congolais qui ont produit l’adhésion et la mobilisation des partenaires éducatifs pour les ressources techniques et financières permettant la mise en œuvre effective des enseignements à distance dans notre secteur éducatif.

« Elaborer une stratégie requiert différentes étapes que nous avons déjà répertoriées. Nous avons organisé cet atelier pour mobiliser notre partenariat à nous apporter leur soutien et franchir d’autres étapes jusqu’à la rédaction finale de cette feuille de route », a déclaré Thierry Abankwi, directeur et chef de service en charge de l’Enseignement ouvert à distance au secrétariat de l’ESU.
De son côté, le représentant de l’UNESCO en RDC, le Dr Isaias Barreto da Rosa, a félicité le ministère de l’ESU et la direction de l’enseignement ouvert et à distance pour son dynamisme et sa persévérance dans le développement dans ce mode d’enseignement alternatif et crucial pour l’avenir de l’éducation en RDC tout en invitant ses collègues partenaires à consolider leur engagement à accompagner le gouvernement congolais à la mise en œuvre de l’EOD.

« L’UNESCO se range aux côtés des autres partenaires pour appuyer cette brillante initiative. Vu les enjeux sociétaux de ce type d’enseignement, il emporte que chacun des partenaires puissent se mobiliser autour de l’EOD pour son plein succès », a-t-il déclaré.
Richard Mulendevu, directeur de cabinet du ministre de l’ESU qui a ouvert cet atelier, a encouragé les partenariats bis et multilatéraux et a relevé les défis auxquels fait face le gouvernement congolais pour l’implémentation de ce type d’enseignement dans notre pays.

« Nous savons pertinemment bien que devant nous se dressent un certain nombre des défis auxquels nous faisons face. C’est entre autres, l’accès à l’électricité, à l’internet et à l’outil informatique non encore garanti pour tous et également tant d’autres défis que nécessite ce type d’enseignement aux plans de la méthodologie et de l’appropriation », a-t-il confié et souhaite qu’il s’agisse simplement des défis à résoudre et non des obstacles infranchissables.
Présente à cette table ronde, l’ambassade de France en RDC a fait une intervention à deux volets dont le cadre général et de l’expérience française sur le développement de l’enseignement ouvert et à distance.
« Grâce à cette modalité d’enseignement, on peut atteindre une grande partie de la jeunesse qui ne peut aujourd’hui intégrer les universités et les instituts supérieurs pour des raisons diverses qu’on ne va pas exposer ici », a-t-elle déclaré.

Et de poursuivre : « Aujourd’hui la RDC, forte de ses 80 à 100 millions d’habitants ne compte que près de 600 mille étudiants sur l’ensemble du territoire, et c’est un nombre bien insuffisant pour répondre aux besoins du développement économique, social et intellectuel du pays ».

Notons que cet atelier a connu également la participation du secrétaire général du ministre de l’ESU, les Recteurs, Directeurs Généraux et professeurs des universités et instituts supérieurs de la RDC et différentes personnalités. Ces assises ont été agrémentées par quelques produits locaux de l’Institut National des Arts qui ont exhibé l’hymne national et axées les chansons sur l’implication de tous pour un Congo fort, uni et développé.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Athénée de la Victoire : Les anciens élèves passent à l’action pour sauver la salle informatique
Animés par un profond sentiment de gratitude envers leur établissement formateur, les membres de l’Association des anciens de l’Institut technique commercial de l’Athénée de la Victoire (AITCV) ont posé un acte fort ce samedi 18 avril. Leur objectif : contribuer concrètement à l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment dans la salle informatique.

Des équipements pour renforcer l’apprentissage numérique
Pour pallier les difficultés liées à l’électricité et améliorer l’accès aux outils numériques, plusieurs équipements ont été remis à l’établissement. Parmi les dons figurent un électroprojecteur, des câbles d’alimentation, un générateur d’énergie (power), des rallonges ainsi que des prises électriques.
En complément, les anciens élèves ont procédé à la rénovation et à la peinture de la salle informatique, offrant ainsi un cadre plus moderne et fonctionnel aux apprenants.
Une remise officielle dans un climat convivial
La cérémonie de remise s’est déroulée dans le bureau du préfet des études, en présence de plusieurs autorités académiques. L’initiative, portée par le président de l’association, Delphin Kolopa, s’est tenue aux côtés du préfet Athanase Kisenda, du directeur des études Corneille Collin Mpoy, ainsi que de quelques enseignants.
Dans une ambiance chaleureuse, un procès-verbal a été lu par le vice-président Guillaume Nsikalangi, puis signé par les parties présentes. Ce document précise clairement que le matériel offert ne peut être ni vendu ni utilisé à des fins personnelles.
Des besoins persistants malgré cet appui

Tout en saluant ce geste, le préfet des études n’a pas manqué d’exprimer d’autres préoccupations majeures. Il a notamment évoqué le besoin urgent de 500 bancs supplémentaires ainsi que la dégradation des infrastructures scolaires, aggravée par les inondations récentes.
Personnel éducatif et élèves ont unanimement exprimé leur reconnaissance envers cette initiative salutaire. L’activité s’est achevée dans une atmosphère détendue et fraternelle, marquée par des échanges de vœux entre anciens élèves. » Cette action illustre parfaitement l’importance du lien entre anciens et actuels élèves dans le développement de notre Alma Mater. Une dynamique inspirante qui pourrait servir d’exemple à d’autres écoles du pays… », a fait savoir le président Delphin Kolopa.
Créée en 2019, l’association regroupe des anciens élèves des promotions allant de 1983 à 1990. Leur démarche repose sur une volonté claire : soutenir leur ancienne école qui leur a transmis des valeurs fondamentales.
Le coût global des équipements offerts est estimé à 2.500 dollars, entièrement financé par les membres, preuve de leur engagement collectif.
Elvit Kumbu Mbangi / Stagiaire UCC
