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Est de la RDC : Washington et l’Europe exigent l’arrêt de l’offensive du M23 et le retrait des forces rwandaises
Les États-Unis et plusieurs pays européens ont exprimé, mercredi 10 décembre, leur profonde inquiétude face à la reprise des violences dans l’est de la RDC. Ils appellent le M23 à mettre immédiatement fin à son offensive autour d’Uvira, tout en dénonçant la présence continue des Forces de défense rwandaises (FDR) dans cette zone.
Dans leur déclaration conjointe, ces partenaires occidentaux s’alarment de l’usage croissant de drones d’attaque et de drones suicide, un tournant jugé particulièrement dangereux pour les civils et susceptible d’aggraver une situation sécuritaire déjà extrêmement fragile.
Ils rappellent que les FDR doivent se retirer conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité, tandis que le M23 est tenu de respecter les engagements pris dans la Déclaration de principes de Doha de juillet 2025. Les deux parties sont exhortées à cesser immédiatement toute action offensive, notamment dans le Sud-Kivu, où les combats menacent de déstabiliser l’ensemble de la région.
Les États-Unis et leurs partenaires appellent enfin au respect strict des Accords de Washington du 4 décembre 2025 et demandent l’ouverture d’un accès humanitaire complet et sécurisé, indispensable pour permettre l’acheminement rapide de l’aide aux populations touchées.
Exaucé Kaya
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Ouganda 2026 : Museveni célèbre sa victoire et durcit son discours face à l’opposition
Au pouvoir depuis 1986, le président ougandais Yoweri Museveni s’est adressé à la nation depuis sa résidence de Rwakitura, dans le district de Kiruhura, peu après la proclamation officielle des résultats de la présidentielle par la Commission électorale.

Le scrutin présenté comme un test du NRM
Entouré de la Première dame Janet Museveni et de plusieurs cadres du Mouvement de résistance nationale (NRM), le chef de l’État a qualifié l’élection de « bon test de la force du NRM ». Dans un ton triomphaliste, il a affirmé : « Si tous les membres du parti avaient voté, il n’y aurait pas d’opposition en Ouganda ».
Une opposition divisée et stigmatisée
Au cours de son allocution, Yoweri Museveni a opéré une distinction controversée au sein de l’opposition. Selon lui, certains opposants seraient « dans l’erreur mais ne sont pas des terroristes », tandis que d’autres seraient « dans l’erreur et sont des terroristes », sans toutefois citer de noms ni de partis.
Un contexte électoral sous haute tension
Cette prise de parole intervient dans un climat politique particulièrement tendu, marqué par une coupure prolongée d’internet le jour du scrutin du 15 janvier, des accusations de fraudes massives et des violences post-électorales ayant fait plusieurs morts à travers le pays.
Bobi Wine rejette les résultats et se met à l’abri
Le principal rival du président sortant, Bobi Wine du National Unity Platform (NUP), crédité de 24,72 % des voix selon les chiffres officiels, a rejeté ces résultats qu’il qualifie de « mascarade ». L’opposant a par ailleurs indiqué s’être mis en lieu sûr après un raid sécuritaire mené à son domicile.
Un règne prolongé malgré les critiques internationales
À 81 ans, Yoweri Museveni entame ainsi un nouveau mandat, prolongeant un règne de près de quarante ans. Une longévité politique qui continue de susciter de vives critiques au niveau international, notamment sur le caractère jugé non libre et non équitable du processus électoral ougandais.
Claudia N. Ilunga/CONGOPROFOND.NET
