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Société

Eruption volcanique de Goma : Vodacom Congo, la Fondation Vodafone et le HCR apportent leur soutien aux communautés sinistrées

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Le Groupe Vodafone, entreprise mère de Vodacom Congo, à travers sa Fondation Vodafone, a apporté son soutien à la République Démocratique du Congo (RDC), touchée par l’éruption du volcan Nyiragongo dans la province du Nord Kivu, en faisant un don de 50.000 dollars, en assistance aux communautés affectées, ainsi qu’aux populations déplacées. En vue de mieux réaliser cet objectif d’assistance sociale, les fonds seront gérés par le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui à ce jour, effectue déjà des actions humanitaires pour la protection des populations déplacées touchées par la catastrophe, entre autre, en leurs fournissant des kits de survie, y compris des matériaux d’abri d’urgence, des couvertures, des matelas et des articles sanitaires.

Il sied de rappeler que le samedi 22 mai 2021, le Nyiragongo a connu une éruption, engendrant en conséquence une situation précaire où des milliers de Congolais ont été contraints d’abandonner leurs habitations lorsque le volcan, considéré comme l’un des volcans les plus actifs et les plus dangereux du monde, est entré en éruption. La coulée de lave a balayé des villages entiers près de la ville de Goma, faisant de nombreuses personnes des «sans abri». A ce titre, des mesures de protection de la population ont été immédiatement prises, notamment une évacuation massive de la ville de Goma située à 10 km du volcan, qui abrite près de 2 millions d’habitants.

M. Andrew DUNNETT, Directeur de la Fondation Vodafone, a déclaré : « Nous sommes conscients des perturbations importantes que ce volcan a provoquées chez les habitants du Nord-Kivu, détruisant des villages, divisant des familles, créant des pénuries d’électricité et d’eau et obligeant des milliers de personnes à être sans-abris. Aussi ce don que la Fondation Vodafone permettra de soutenir les personnes déplacées pendant ces jours difficiles. Nos pensées vont vers nos collègues et nos communautés touchées par cette tragédie ».

Aussi, dans le but de mieux soutenir les habitants de Goma et des environs, et partant du don fait par la Fondation Vodafone, Vodacom Congo, filiale de Vodafone, est sur le point de lancer une grande campagne de collecte de fonds par M-PESA, baptisée «Pole Sana Goma», du Swahili « De tout cœur avec vous Goma».

Il convient également de noter que, dès le premier jour de la catastrophe, Vodacom Congo a fourni des forfaits gratuits d’appels, d’internet et de SMS à ses abonnés de la région sinistrée, afin de les aider à rester en contact avec leurs familles. Egalement, un soutien supplémentaire sera donné aux utilisateurs de M-PESA qui pourront effectuer toutes leurs transactions de personne à personne gratuitement et 24/24h pour les villes de Goma, Bukavu, Sake, Idjwi à partir du 29 mai. En outre, l’entreprise s’engage à soutenir l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG), en lui fournissant une connectivité gratuite, afin de garantir une surveillance efficace des futures activités volcaniques.

M. Anwar SOUSSA, Directeur Général de Vodacom Congo, de déclarer : « Depuis 19 ans, l’objectif principal de Vodacom Congo en RDC reste le bien-être des communautés, et cette fois n’est pas différente. Ainsi, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le gouvernement de la RDC dans ses efforts pour surmonter cette crise »

Quant à Jackie Keegan, représentante du HCR à Goma, dans la province du Nord-Kivu, elle a déclaré : «Nous sommes reconnaissants du don reçu de la Fondation Vodafone, l’une des premières entreprises donatrices à agir en réponse à cette catastrophe naturelle. L’éruption du volcan est une urgence humanitaire tragique, rendant les conditions déjà précaires de la région, encore plus désastreuse pour les personnes forcées de fuir. Rien que dans le nord-est de la RDC, où se trouve la ville de Goma, plus de 450.000 personnes ont déjà été déplacées de force cette année, avant l’éruption du volcan, en raison des conflits, sur un total de plus de 2 millions de personnes déplacées dans toute la province. Le HCR n’a reçu que 17% des 204,8 millions de dollars (167,1 millions d’euros) nécessaires pour ses opérations en RDC en 2021. Il est urgent de renforcer le soutien des donateurs et des partenaires».

La coulée de lave du mont Nyiragongo s’est arrêtée dimanche, mais des tremblements de terre se sont répétés depuis l’éruption et le lac de lave dans le cratère du volcan semble s’être rempli, ce qui fait craindre l’ouverture de nouvelles fissures ou une autre éruption qui pourrait entraîner une évacuation massive de la ville.

Vodacom Congo, la Fondation Vodafone et le HCR encouragent la communauté humanitaire et toutes les personnes de bonne volonté à se joindre à l’effort de l’initiative « Pôle Sana Goma » au profit de la population de l’Est du Congo.

Les relations publiques

À la Une

Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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