Connect with us

À la Une

Équateur : La société forestière COKIBAFODE scellée !

Published

on

La Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participations (DGRAD)/Direction provinciale de l’Equateur a scellé toutes les activités, y compris les comptes bancaires, de la société forestière Congo King Bashung Forestry Developpement (COKIBAFODE) œuvrant dans le territoire de Bolomba, Ingende et Bikoro, depuis environ une semaine passée.

Selon cette régie financière, ladite société n’a pas encore liquidé sa taxe de redevance sur la superficie concédée de l’année 2021 tel que prévu dans l’ordonnance loi N°18/003 du 13 mars 2018 fixant la nomenclature de droit, taxe et résolution du pouvoir central. Mais aussi, toutes les procédures administratives avant d’y arriver à ce niveau ont été respectées et la société s’est montré réserviste, a souligné cette régie financière.

À en croire l’ingénieur Jean Ifaso, l’un des hauts cadres de COKIBAFODE, sa société n’a aucune dette à payer à la DGRAD, car elle a versé déjà sa taxe à la direction générale des recettes de l’Équateur (DGRE) qui est une portion de l’État et elle reconnait plutôt sa dette de l’année en cours.

Abordé à ce sujet, le ministre provincial de l’Environnement et porte-parole du gouvernement, Papy Ekate, a fait savoir que toutes les sociétés œuvrant dans les provinces sont censées payer deux taxes, notamment, la taxe de redevance sur la superficie concédée, appuyée conformément à l’ordonnance loi N°18/ 003 du 13 mars 2018 fixant la nomenclature de droit, taxe et redevance du pouvoir central, et l’autre dite sur superficie de la concession forestière destinée à l’entité décentralisée conformément à l’ordonnance loi N° 18/004 du 13 mars 2018 fixant la nomenclature des pourcentages et redevance de la province. « Alors, pour la régie scellant cette entreprise forestière, elle n’a pas été active dès l’entrée de la société pour lui demander son droit tandis que chaque année c’est la DGRE qui percevait sa part et COKIBAFODE s’est habituée à cette allure. Donc, aujourd’hui la demande de la DGRAD paraît nouvelle et non fondée… », a expliqué le ministre Papy Ekate.

Notons que plus de 600 agents que regorge cette société forestière d’origine chinoise sont maintenant sur le banc de touche, ne sachant plus à quel saint se vouer pour survivre avec leurs familles.

À cet effet, Jean-Louis Ifaso lance un SOS aux autorités compétentes tant locales que nationales afin de trouver une solution idoine quant à ce.

Eric Liyenge/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

Published

on

La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading