Connect with us

Actualité

EPST/Pratique de la clé de répartition des frais scolaires à Kinshasa : Charles Mbutamuntu crie à l’acharnement et renvoie la responsabilité à G. Ngobila !

Published

on

Le ministre provincial en charge de l’Éducation de la ville de Kinshasa, Charles Mbutamuntu Lwanga, réagissant à nos deux articles publiés le 27 septembre 2022, sur la violation des instructions du ministre Tony Mwaba et la contestation des enseignants du réseau protestant, crie à l’acharnement contre sa personne et évoque son souci de renforcer la supervision contre les structures spécialisées avec les antivaleurs.

C’est a travers une correspondance adressée à la rédaction de CONGOPROFOND. NET, le jeudi 29 septembre 2022, que la cellule de communication de Charles Mbutamuntu a transmis cette réaction.

Malheureusement, après lecture intégrale de ladite lettre, notre rédaction est au regret de constater que tous les arguments utilisés par le ministre provincial, ne convainquent pas du tout.

En effet, tous ces arguments vont à l’encontre des dispositions pertinentes de la circulaire du ministre national de l’EPST, Tony Mwaba Kazadi, sur les frais de scolarité 2022-2023, publiée le 25 juillet 2022.

Il est à noter que Charles Mbutamuntu ne donne aucune disposition juridique l’autorisant à passer outre les instructions du ministre national qui a interdit la pratique de la clé de répartition des frais scolaires.

Nous rappelons à l’attention de nos aimables lecteurs qu’en vertu du principe de parallélisme des formes et des compétences, il aurait mieux fait de consulter d’abord le ministre Tony Mwaba avant de fixer cette clé de répartition et autoriser les bureaux gestionnaires de percevoir les frais au sein des établissements scolaires, car ce dernier dit clairement dans sa circulaire :  » Ces frais sont destinés à assurer uniquement le fonctionnement de l’école. Cependant, j’insiste sur l’obligation de réduire rationnellement, les frais à fixer par le Gouverneur de province sur proposition du Comité provincial de l’EPST, en tenant compte des réalités socio-économiques locales et de veiller qu’ils ne soient créés, par ce dernier, de nouveaux frais fantaisistes… « .

Aussi, poursuit Tony Mwaba Kazadi :  » Il est formellement interdit aux comités provinciaux de l’EPST de proposer à l’Autorité Provinciale, dans leurs projets d’arrêtés, les clés de répartition pour les frais de fonctionnement perçus au niveau des établissements publics « .

De ce fait, conclut-il : « Ces frais scolaires payés par les élèves du niveau maternel, secondaire général, cycle court et des humanités, restent totalement à l’école « .

C’est pourquoi, nous interrogeons-nous, le fait d’accorder au Comité de suivi ces 10%, sans l’aval de l’autorité nationale, ne constitue-t-il pas une violation de la circulaire du ministre Tony Mwaba ?

S’agissant de la Commission de suivi en question, à qui la quotité de 10% des frais d’appui aux besoins des enseignants est accordée, Charles Mbutamuntu souligne que cela a été mis en place par le Gouverneur pour lutter contre les antivaleurs.

C’est pourquoi, déclare-t-il :  » Pour soutenir le fonctionnement des Comités de suivi, la commission urbaine avait levé deux options, notamment la contribution des écoles privées et le fonctionnement « .

A ce sujet, la première question qui reste pendante est la suivante : quel rapport existe-t-il entre les écoles privées et le suivi de la gratuité pour que ces dernières contribuent financièrement aux activités du Comité de suivi ? La deuxième question est celle de savoir si ledit Comité ne sera constitué que de Nouvelles Unités sans salaire.

En outre, lorsque le ministre de Kinshasa Charles Mbutamuntu parle de l’augmentation du pourcentage des frais affectés à l’appui des enseignants, qui passe de 80, pour l’année scolaire dernière, à 90 pour l’année scolaire en cours, nous nous demandons encore comment ?

Pour rappel, il convient de souligner que le comité de suivi existe bel et bien sur instruction du Gouverneur et ce, depuis l’année scolaire 2021-2022 et les 10% qui lui étaient alloués étaient déduits des frais d’appui au fonctionnement de l’école, et non des frais d’appui aux besoins des enseignants, comme c’est le cas pour cette année scolaire et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’année passée, cela n’avait pas créé un problème étant donné que les préfets des études n’ont pas de marge de manœuvre devant l’autorité.

Bref, la rédaction de CONGOPROFOND. NET suit le dossier de près et s’attèle à contacter le Ministre Tony Mwaba Kazadi pour avoir son point de vue, car à l’heure où le Gouvernement de la République travaille pour la pérennisation et la consolidation des acquis de la gratuité, la pratique de la clé de répartition des frais devient surannée et n’est soutenue que par les ennemis de la vision de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Jules KISEMA KINKATU/ CONGOPROFOND.NET

Actualité

Hervé Claude Batukonke mise sur l’industrie locale : Le FPI évalue les champions industriels du Haut-Katanga

Published

on

Le Fonds de Promotion de l’Industrie poursuit sa stratégie de transformation économique par l’appui aux industries locales. En mission dans le Haut-Katanga, le Directeur Général du FPI, Hervé Claude Batukonke, a conduit une importante délégation chargée d’évaluer la viabilité, la rentabilité et l’impact socio-économique des projets financés par l’institution.

MES, symbole d’une industrialisation qui réduit les importations

Première étape de cette tournée : le groupe Mining Engineering Services (MES), devenu l’un des exemples les plus illustratifs de la montée en puissance de l’industrie congolaise.

Le consortium regroupe plusieurs filiales spécialisées dans divers secteurs stratégiques : construction des sites miniers, fabrication de plaques métalliques, câbles électriques moyenne et haute tension, matériaux de construction, boissons sucrées, eau minérale, détergents et emballages industriels. Tous les produits du groupe disposent d’une certification ISO, gage de conformité aux standards internationaux.

Grâce à l’appui du FPI, cette structure contribue progressivement à modifier le modèle économique congolais. La RDC, longtemps dépendante des importations, commence désormais à produire localement et à exporter certains biens manufacturés. Une évolution qui améliore progressivement la balance commerciale nationale.

Plus de 1.500 emplois créés en cinq ans

Depuis son implantation, MES a généré 1 566 emplois directs et indirects. Pour Hervé Claude Batukonke, cette performance doit impérativement s’accompagner du respect des normes sociales et fiscales.

Le DG du FPI a insisté sur la nécessité d’offrir des emplois décents aux travailleurs congolais tout en honorant les obligations fiscales, notamment le paiement régulier de la Taxe de Promotion de l’Industrie.

Le groupe MES, qui a déjà remboursé 56 % des crédits obtenus auprès du FPI, sollicite aujourd’hui un financement complémentaire pour étendre ses activités. Une demande que le patron du FPI a soumise à une analyse approfondie avant toute décision.

PREMIDIS, STEELCO, Swista : Le FPI accélère la diversification industrielle

La mission du FPI s’est également poursuivie dans plusieurs autres unités industrielles du Haut-Katanga. La délégation a visité le projet PREMIDIS, actif dans les boissons gazeuses et les produits cosmétiques, l’usine Swista, ainsi que Bags and Sacks, spécialisée dans les emballages miniers et de ciment.

La société STEELCO, qui fabrique des lingots d’étain, des barres de fer et des tôles, a également reçu la visite du DG du FPI.

À travers cette tournée, Hervé Claude Batukonke entend renforcer une vision claire : soutenir des industries capables de créer de la valeur ajoutée locale, tout en imposant une culture de remboursement rigoureux des crédits publics et du respect des obligations fiscales.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading