Actualité
EPST/Paie des enseignants : ACCESS BANK perd une partie de son marché suite à la mauvaise qualité de ses services !
Suite à la mauvaise qualité des services offerts aux enseignants, Access bank vient de perdre une partie de son marché à dater du mois d’octobre 2022, en ce qui concerne la paie des salaires des enseignants qui lui avaient été affectés, dans le cadre de la bancarisation des salaires initiée depuis 2013 par le Gouvernement de la République.
C’est l’essentiel du message phonique du Directeur National du SECOPE, Mangobe Moleka Papy, qui s’est adressé en date du 19 octobre 2022, à tous les DIPROSEC, en ces termes : » Suite aux multiples plaintes des enseignants en rapport avec la mauvaise qualité des services par Access Bank, le SECOPE a obtenu la délocalisation de la paie des enseignants des établissements scolaires des communes de Kisenso et de Matete, de Access Bank vers BOA « .
Aussi, ajoute-il : » Cette délocalisation doit être interprétée comme un avertissement lancé à tous les opérateurs de paie afin qu’ils améliorent la qualité des services qu’ils offrent aux enseignants « .
En effet, répondant à la question relative à l’irrégularité de la paie dans certains coins du pays, le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Muaba Kazadi, a eu à souligner plusieurs fois à travers la presse que les retards constatés dans la paie des enseignants provenaient de l’inefficacité de certains opérateurs de paie, car le Gouvernement s’exécute à temps.
Concernant précisément Access Bank, plusieurs doléances des enseignants sont parvenues à la rédaction de CONGOPROFOND. NET, pour dénoncer sa mauvaise manière de faire. Ces derniers ne juraient que sur leur délocalisation.
L’on se souviendra même qu’en 2020, les enseignants de Kisenso et Matete étaient identifiés par Pepele Mobile pour quitter Access Bank, suite à sa mauvaise manière de travailler, malheureusement l’opération était restée sans suite. Aujourd’hui, ils poussent quand-même un ouf de soulagement.
Tous les enseignants contactés par notre rédaction, expriment leur joie de quitter Access Bank. Ils félicitent et remercient les autorités pour cette décision tant attendue, car dit-on, mieux vaut tard que jamais.
Néanmoins, une confusion a failli régner sur la nouvelle adresse bancaire des enseignants de Kisenso et Matete.
Au moment où ils remplissent des formalités administratives pour l’ouverture des comptes à UBA, le Directeur National parle de BOA, dans son message.
Heureusement, un autre message du DIPROSEC de KINSHASA-Mont/ Amba, Papy Mubenga, précise qu’il s’agit bien de l’UBA.
Néanmoins, des inquiétudes demeurent encore sur la qualité des services de cette nouvelle banque pour les enseignants de Kisenso et Matete.
D’aucuns se posent des questions sur sa capacité d’accueil, d’autant plus qu’elle n’est pas fortement représentée à travers la ville de Kinshasa, estiment-ils. Ils craignent subir le même traitement.
L’impression qui se dégage, dans un premier temps, est que Access Bank et UBA, c’est bonêt blanc, blanc bonêt. UBA a donc intérêt de faire mieux.
Malheur à Acces Bank qui vient de perdre déjà une partie du marché si importante, car soulignons-le, à chaque paie, cette banque gagne une fortune vu le nombre d’enseignants. Il lui reste les communes ci-après :
Lemba, Ngaba, Kasa-Vubu, Kalamu et Kinshasa. Elle a donc intérêt à s’amander.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
