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EPST/Mécanisation des enseignants N.U : Tony Muaba promet d’en finir avant de passer à l’augmentation des salaires !
Le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Mwaba Kazadi, répondant à une interview sur Top Congo FM, le vendredi 29 juillet 2022, affirme la volonté du Gouvernement de la République à pouvoir prendre en charge, les cas résiduels des enseignants dits « Nouvelles Unités », dès que le crédit budgétaire lui sera accordé au niveau de la chaîne des dépenses.
» Nous avons identifié plus de 133.000 N.U et 70.000 sont déjà prises en charge, dans le cadre du crédit budgétaire qui était disponible », a-t-il déclaré.
Cependant, poursuit-il : » Nous restons à peu près avec 40.000 N.U, nous continuons à solliciter des ressources auprès des collègues qui gèrent les finances « .
A en croire à son discours, cela sera donc chose faite si au niveau du ministères des Finances et de celui du Budget, les ressources financières sont dégagées au profit des enseignants.
Pour sa part, le syndicaliste de l’EPST, Emery Masunga, pense qu’en vue d’une rentrée scolaire 2022-2023 apaisée, le Gouvernement ferait mieux d’exécuter les points non encore appliqués, notamment l’augmentation de salaires et la mécanisation des enseignants NU du secondaire.
Il s’est exprimé à travers la presse kinoise ce week-end, à l’occasion de la fin d’une tournée d’itinérence dans les 58 provinces éducationnelles que compte le pays.
A ce sujet toujours, le ministre Tony Mwaba souligne que ce feuilleton des enseignants N.U doit prendre fin, parce que beaucoup d’écoles ne répondent pas aux normes et cela pèse dans le budget de l’Etat.
Il faut en mettre fin, selon le discours du ministre, pour penser maintenant à l’augmentation des salaires des enseignants.
La rédaction du CONGOPROFOND. NET encourage le ministre Tony Mwaba pour toutes ses bonnes initiaves en faveur des enseignants congolais et promet à ses aimables lecteurs d’en revenir avec des éléments concrets.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
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Kinshasa au cœur d’un pont littéraire : La Semaine des lettres belges francophones lancée en grande pompe
Le Centre Wallonie-Bruxelles a officiellement lancé, ce lundi 20 avril, la première édition de la Semaine des lettres belges francophones à Kinshasa, dans le cadre du Festival Congo-Meuse.
L’annonce a été faite lors d’un point de presse tenu dans la grande salle de sa bibliothèque, réunissant acteurs culturels, écrivains et journalistes.
Portée par une ambition de rapprochement culturel, cette initiative vise à renforcer les liens entre les littératures congolaise et belge francophone, deux univers marqués par une histoire commune de plus de deux siècles. À travers l’image symbolique des fleuves Congo et Meuse, les organisateurs entendent ériger un véritable pont littéraire entre les deux peuples.

Prenant la parole, le directeur du Centre, Richard Ali, a présenté les grandes lignes de cette semaine littéraire, aux côtés de l’écrivaine belge Myriam Leroy et de l’éditrice Mélanie Godin, toutes deux invitées d’honneur.
La programmation, étalée sur quatre jours, prévoit une série d’activités axées sur la création et la transmission littéraires. Dès mardi, des ateliers d’écriture narrative (nouvelle et roman) seront animés par Myriam Leroy, tandis que Mélanie Godin conduira des sessions dédiées aux réalités de l’édition.
Le mercredi se poursuivra avec des rencontres entre auteurs et élèves au Lycée Prince de Liège (École belge de Kinshasa), autour du thème : « Lire pour écrire : les vertus de la lecture et les mécanismes de l’écriture ».
En soirée, un échange intitulé « Plaisir d’écrire et de lire » réunira plusieurs associations littéraires congolaises, notamment l’Ajeco, l’Ueco et la Clinique Littéraire de Kinshasa.
Le jeudi 23 avril, en marge de la Journée mondiale du livre, une conférence-débat sera organisée en partenariat avec Culture C autour du thème : « Les livres pour bâtir des ponts et sauver des vies : l’écriture à l’ère de l’intelligence artificielle ». Cette journée sera également marquée par l’annonce officielle du lancement du Prix littéraire Congo-Meuse, suivie d’une exposition et vente d’ouvrages.
La clôture interviendra à l’Institut Supérieur Pédagogique de la Gombe, avec une conférence-débat intitulée « Regards croisés : les littératures congolaise et belge francophone aujourd’hui ».
Interrogées par la presse, les deux invitées belges ont salué une initiative porteuse de dialogue et de convergence.
« Nous écrivons aujourd’hui sur des réalités similaires : l’émancipation de la femme, la résilience, la jeunesse ou encore la politique », a souligné Myriam Leroy, évoquant des thématiques communes entre la Belgique et la RDC.
De son côté, Mélanie Godin s’est dite « heureuse et honorée » de participer à cette première édition à Kinshasa : « C’est un rêve de venir ici. Nous partageons des réalités similaires, notamment dans les défis liés à la publication, surtout pour les jeunes auteurs. »
La cérémonie de lancement s’est achevée dans une ambiance artistique, marquée par des prestations de slameurs congolais, dont Grâce Bilolo, présidente de l’Ajeco, Benjamin Masiya, dit Maître Itachi, et Emanuel Wisdom Kuzamba.
À travers le Festival Congo-Meuse, le Centre Wallonie-Bruxelles ambitionne ainsi d’inscrire durablement Kinshasa dans un espace d’échanges littéraires internationaux, tout en valorisant les voix émergentes et confirmées des deux nations.
Barca Horly Fibilulu Mpia et Elvit Kumbu, stagiaire UCC
