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EPST: le SYNAP exige la réactivation des écoles abusivement désactivées
Nul n’ignore à ce jour que le sous secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Primaire, en République Démocratique du CONGO, est secoué par la grève des enseignants des écoles publiques.
En effet, c’est depuis le 04 octobre dernier, date fixée pour la rentrée scolaire 2021-2022, dans le calendrier publié le 20 août 2021 par le ministre de tutelle, que cette grève a été décrétée par leurs différents syndicats.
Au cours d’une déclaration publique, samedi dernier sur Top CONGO, le SYNAP( Syndicat National des Professionnels de l’Enseignement) est monté au créneau.
Les enseignants affiliés à ce syndicat, ont décidé de maintenir la grève et exigent la réactivation des écoles abusivement désactivées du fichier paie par le SECOPE.
» Hormis les enseignants Nouvelles Unités, qui méritent d’être payés, le SYNAP exige le paiement, avec effet rétroactif, de tous les établissements scolaires publics désactivés illégalement, sauf les établissements et agents fictifs « , avait déclaré MARCEL NIONGO, qui est son secrétaire général.
Rappelons que c’est depuis le mois de juillet 2021, que plusieurs écoles publiques avaient été désactivées du fichier paie, par le SECOPE, à l’issue d’une enquête de viabilité.
C’est le cas, par exemple à Kinshasa, de l’E.P NYEMBA, une école Conventionnée islamique, implantée dans la commune de Kimbanseke, vers la route Mokali et de l’E.P LUYINDULA, une école Conventionnée de l’E.B.N.M « Eglise Bon Nouveau Message », sur rue KULUMBA, dans la commune de BUMBU.
Les enseignants de ces écoles sont privés de leurs salaires depuis trois mois et ne savent plus à quel saint se vouer.
Par ailleurs, réagissant à cette désactivation qu’elle a trouvée prématurée, le secrétaire général a.i à l’EPST, NEPA NEPA Christine, à travers un communiqué officiel N°1359/2021 du 30 juillet 2021 et dont copie était parvenue à la rédaction de Congoprofond. net, avait décidé de surseoir à ladite désactivation.
» Ainsi, je viens d’instruire le service informatique de réactiver, à titre conservatoire, toutes les écoles désactivées, en attendant que les rapports des commissions provinciales soient transmis à la Commission Nationale pour être sanctionnés par le ministre de l’EPST « , avait-il précisé dans ce communiqué.
Malheureusement, cette décision du secrétaire général est restée lettre morte. Par conséquent, la souffrance ne fait que s’accentuer pour ces enseignants.
Le SYNAP exige donc leur réhabilitation et l’occasion faisant le larron, il a condamné avec fermeté, la désactivation des enseignants grévistes, sur ordre du ministre de l’EPST, pratique que la République Démocratique du CONGO n’a jamais connue depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale.
Le malaise étant profond et général, ce Syndicat a invité ses enseignants à la résistance contre les intimidations des autorités scolaires. Il sollicite, à ce sujet, l’implication du Premier Ministre et du Président de la République, pour les solutions durables aux préoccupations légitimes des enseignants, en vue de sauver l’année scolaire.
Jules KISEMA/Congoprofond.net.