Actualité
EPST Haut-Katanga1/ Patrouille des antivaleurs : Suspension de trois directeurs d’écoles primaires publiques de Likasi !
Pour avoir exigé et perçu des frais non autorisés et inscrit les élèves moyennant payement des frais, deux Directeurs d’écoles primaires publiques, de la province éducationnelle de Haut-Katanga 1, viennent d’être suspendus par la hiérarchie.
Il s’agit de monsieur Bosango Muana Nyembo, Directeur de l’E.P Uhaki 1 et de son collègue de l’E.P Kilima Cha Kitumaini, Tchola Martin.
En effet, le Directeur Provincial de l’EPST/Haut-Katanga 1, Joseph Mwinkeu Tshiend et l’Inspecteur Principal Provincial, Nicolas Nyange Bizy, ont pris ces décisions le mercredi 02 novembre 2022, lors d’une mission de patrouille des antivaleurs, organisée dans les écoles de Likasi, la deuxième ville du Haut-Katanga.
Quatre jours après leur prise des fonctions, les autorités éducationnelles du Haut-Katanga1, ont lancé le début de la patrouille des antivaleurs à Likasi, pour se rassurer de la bonne mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements scolaires publics.
Les premiers éléments font état de 2 chefs d’établissements suspendus et 2 réfractaires qui ont pris la poudre d’escampette.
Sur place à l’E.P Uhaki 2, le PROVED Joseph Mwinkeu Tshiend a rédigé la lettre adressée au Coordonateur diocesain pour la réquisition de suspensions de ces deux directeurs en fuite.
Cette mission de grande envergure composée du PROVED, de l’IPP, du DIPROSEC et du conseiller de la ministre provinciale de l’éducation, n’avait qu’un seul message : » la gratuité de l’enseignement primaire public doit être totale et non négociable « .
L’IPP Nicolas Nyange a insisté auprès des chefs d’établissements rencontrés, qu’ils ne sont pas autorisés de demander aux parents d’élèves, l’argent de réparation de bancs ou pour quelque motif que ce soit.
» Vous n’êtes pas autorisés de demander l’argent aux parents. Ne violez aucune disposition officielle qui consolide la gratuité « , a-t-il souligné, avec menace de désactiver l’école en cas de refus d’obtempérer.
L’ordre a été donné par le PROVED, à tous les chefs d’établissements qui ont déjà perçu l’argent, de le rembourser aux parents et de leur dire, qu’il est strictement interdit de percevoir l’argent à l’école primaire.
» Remboursez tout l’argent perçu aux parents et arrêtez dès aujourd’hui cette pratique illicite dans laquelle vous avez influencé les parents. Convoquez de nouvelles assemblées générales avec les parents, expliquez-leur que les autorités éducationnelles ont interdit la perception des frais illégaux à l’école primaire « , a-t-il martelé.
Gédéon ELONGA Béni/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
