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RDC : Après le projet de loi portant Code du numérique, le gouvernement veut créer une agence nationale de cyber sécurité

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Le 1er ministre congolais, Jean-Michel Sama Lukonde, a ouvert la 11ème Edition du Forum international du numérique dénommé « Africa Digital Expo 2022 », co organisé par le ministère du Numérique et l’Agence pour le Développement du Numérique (ADN), ce jeudi 03 novembre au Fleuve Congo Hôtel de Kinshasa. Apres le Maroc et la Cote d’Ivoire, la capitale congolaise a accueilli, pendant deux jours, du 3 au 4 novembre 22, le rendez-vous annuel africain du numérique qui réunit, plus de 500 participants de 33 pays, sous le thème « la digitalisation, priorité pour l’émergence africaine » : une réflexion sur le développement économique du continent grâce au numérique.

L’occasion est tout donnée aux opérateurs du numérique et les Etats d’échanger sur les stratégies communes face aux problèmes qui freinent le développement du digital, sur la manière de coopérer dans le domaine des infrastructures, de la connectivité, le local content (le contenu du numérique propre au continent africain qui devait créer l’intérêt de nos concitoyen ), s’est expliqué le ministre congolais du Numérique, Désiré-Cashimir Kolongele Ebarande qui a planté le décor de l’évènement dans une interview accordée à TV5 (Journal Afrique du 3 novembre).

*-TV5 : Pourquoi la digitalisation est un levier de croissance du continent africain?*

*-Désiré-Cashimir Kolongele Ebarande :* Comme le président de notre pays, son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a eu à le dire dans le « Plan National du Numérique Horizon 2025″ qu’il a inspiré et est devenu aujourd’hui comme un livre de chevet et l’une des orientations les plus sures dans le numérique, pour le continent nous n’avons pas de choix si nous voulons restés compétitifs et renforcer notre résilience par rapport à la compétition internationale. Les pays africains doivent se doter de quatre (4) piliers. L’un des premiers piliers est de donner une réglementation assez attrayante par rapport aux services et activités du numérique sur le continent. Le deuxième est de se donner d’infrastructures qui puissent être en mesure de renforcer la confiance des citoyens dans le numérique. Le troisième est travailler sur des solutions numériques locales proches de la population car il existe un vrai génie africain, sans oublier la sécurité qui permet de lutter contre les attaques des systèmes et infrastructure d’information.

*-TV5 : En matière de connectivité, l’Afrique n’est pas sur le podium, seul 3 pays africains ?*

*-Désiré-Cashimir Kolongele Ebarande :* Nous avons parlé des infrastructures et au nombre de ces infrastructures figure la connectivité. En termes de connectivité, le continent est encore en retard. En termes de taux de connectivité, nous n’arrivons pas à dépasser le taux de 25%. Cela veut dire qu’il y a un grand effort à faire au niveau du continent pour arriver à connecter non seulement les administrations, mais aussi les secteurs privés pour avoir la possibilité de déployer des solutions digitales. Parce que sans connectivité, il est difficile d’utiliser des solutions digitales sur le continent.

*TV5 : La digitalisation passe également par la cyber sécurité quelle est la stratégie de votre pays contre les cyber attaques qui se multiplient sur le continent ?*

*-Désiré-Cashimir Kolongele Ebarande :* Cette stratégie commence par la régulation. Nous avons mis en place un projet de loi portant code du numérique qui essaie d’incriminer un certain nombre de comportements attentatoires aux droits et libertés non seulement des personnes physiques mais également de l’état. A partir de cet outil juridique, il y aura des infractions mais aussi des sanctions appropriées par rapport à la question. La deuxième stratégie est la mise place et le renforcement des autorités de la cyber sécurité. Le gouvernement est en train de travailler au niveau pour la création d’une agence de cyber sécurité qui va avoir un travail de prévention et de répression des attaques contre le système d’information.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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