Economie
En marge de l’Atelier sur l’Analyse critique de la Revue Biennale : Le Conseil Phytosanitaire Interafricain honoré de la visite du directeur Godfrey Bahiigwa
A l’issue de l’Atelier sur l’analyse critique de la Revue Biennale (BR), qui s’est clôturé le 5 août dernier dans la capitale camerounaise, Yaoundé, Dr Godfrey Bahiigwa a mis à profit son agenda de travail pour visiter le Conseil Phytosanitaire Interafricain(UA-CPI). Cette visite du directeur en charge du Département de l’Agriculture et du Développement Rural de l’Union Africaine avait eu lieu en marge la tenue de l’atelier sur l’analyse critique de la Revue Biennale (BR), organisé par la Commission de l’Union Africaine, l’Agence de Développement du Nepad (Auda-Nepad), en collaboration avec les différentes communautés économiques régionales (CER), qui avait connu la participation d’une centaine d’experts.
Comme il faut le rappeler, cet atelier avait comme objectifs d’examiner les indicateurs de la RB en prenant en compte d’autres indicateurs du processus RB ; d’envisager des nouveaux indicateurs possibles, d’indentifier les défis dans la collecte des données par rapport aux domaines thématiques, revoir la plate-forme eBR, améliorer les annexes du rapport du RB sur la mise en œuvre des décisions de l’UA relatives à la transformation de l’agriculture à l’aide des données du BR.
L’occasion faisant le larron, Dr Jean Gérard MEZWI M’ELLA, directeur du Conseil Phytosanitaire Interafricain (UA-CPI), et aussi représentant résident sous-régional de l’Union Africaine au Cameroun, s’est vu très honoré par la visite du directeur Godfrey Bahiigwa au sein de leurs installations. Il a saisi ses instants pour présenter au directeur Godfrey Bahiigwa les quelques difficultés auxquels le bureau fait face actuellement et a ensuite plaidé pour le renforcement des capacités des membres du Conseil Phytosanitaire Interafricain (UA-CPI), afin de mieux leur permettre d’etre à la hauteur de la tache qui leur a été confié dans le cadre de leur mission.
Pour sa part, le directeur Godfrey Bahiigwa a eu une séance de travail avec l’ensemble du personnel du Conseil Phytosanitaire Interafricain (UA-CPI), A l’en croire, sa satisfaction était très grande à la fin de cette visite qu’il a eu dans leur bureau du Cameroun. Il s’est vu très ému d’avoir visité ce bureau pour la toute première fois et d’avoir échanger avec les différents staffs. Il a signalé qu’il s’agit l’un des bureaux techniques spécialisés qui font partie de son département. Il a fait savoir que les discussions avaient notamment porté autour des plusieurs ponts parmi lesquels : les questions liées à l’amélioration de leur environnement du travail, les défis auxquels ils sont confrontés et les différents challenges qui les attendent afin de mieux les être à la hauteur de leurs taches.
Melba Muzola de retour de Yaoundé
Actualité
Audits favorables et résultats à l’appui à la CFEF: La défense d’Alain Lungungu contre-attaque
À peine publiée, la décision du ministre des Finances suspendant à titre conservatoire le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États fragiles ( CFEF), Alain Lungungu Kisoso, fait déjà l’objet d’un recours formel. Dans une correspondance adressée aux autorités compétentes, ses conseils juridiques dénoncent une mesure « entachée d’irrégularités graves ».
Pris le 13 avril 2026, l’arrêté est accusé de reposer sur des griefs non étayés et de violer les principes fondamentaux du droit administratif. « Cette décision met en cause notre client sans qu’il n’ait jamais été entendu ni informé des accusations portées contre lui », fustige la défense.

Le principe du contradictoire au cœur de la contestation
L’un des principaux axes du recours repose sur la violation du principe du contradictoire. Selon les avocats, Alain Lungungu n’aurait reçu aucune notification préalable lui permettant de préparer sa défense.
Un manquement qui constituerait, à leurs yeux, une atteinte directe aux droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois de la République. « Les droits de la défense ne sont pas une option, mais une obligation dans tout État de droit », martèlent-ils.
Des accusations jugées infondées par la défense
Sur le fond, les conseils d’Alain Lungungu rejettent l’ensemble des accusations ayant conduit à sa suspension. Le dossier lié au projet PDL-145T, présenté comme un élément déclencheur, aurait été classé sans suite par la justice faute de preuves.
Concernant les soupçons de détournement, ils évoquent des audits réguliers ayant certifié la gestion de la CFEF sans la moindre réserve, remettant ainsi en cause la solidité des griefs avancés.
Une gestion financière validée par des audits indépendants

Les éléments produits dans le recours mettent en avant une gestion jugée conforme aux normes en vigueur. Selon la défense, les contrôles effectués par des institutions compétentes n’ont relevé aucune anomalie majeure.
« Tous les flux ont été retracés, certifiés et jugés conformes », assurent les avocats. Les rapports d’audit, notamment ceux réalisés par des cabinets indépendants et la Cour des comptes, auraient été validés sans réserve par les bailleurs de fonds.
Le programme PDL-145T au centre des tensions
Le programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) apparaît comme le nœud du litige. Si des retards dans l’exécution des travaux sont reconnus, la responsabilité directe du coordonnateur est contestée.
La défense attribue ces dysfonctionnements aux entreprises contractantes ainsi qu’à des contraintes logistiques majeures, notamment l’enclavement de certaines zones et les difficultés sécuritaires sur le terrain.
Des performances mises en avant pour relativiser les griefs

Les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T sont également invoqués pour appuyer la défense d’Alain Lungungu. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.
Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition.
Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
