Musique
En colère suite à l’annulation du Zénith de Werrason, les Culturels Ituriens grondent : « C’est une honte de voir nos frères s’opposer à nous-mêmes !»
Prévu le 25 septembre 2021 au Zénith de Paris la Villette, au 19ème arrondissement sur l’avenue Jean Jaures, le concert de Werrason a été interdit par la Préfecture de police française.
Didier LALLEMENT, préfet de cette police évoquait : « ce concert s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu et violent entre partisans et opposants au régime en place en République Démocratique du Congo (RDC); que l’artiste Werrason, considéré comme un proche de l’ancien Président congolais Joseph KABILA et son successeur l’actuel président Félix Tshisekedi, suscite une mobilisation croissante chez les opposants radicaux congolais de la diaspora installés en France et dans les pays voisins européens qui ont déposé plusieurs déclarations de manifestations pour le 25 septembre aux abords du Zénith, avec l’intention d’en découdre avec les spectateurs du concert et de créer des désordres à l’intérieur de la salle de concert » comme cause de cette annulation se réfèrant aux incidents de l’Accor Hotel Arena de Fally Ipupa du 28 février 2020 causé par les mêmes « combattants ».
Pour les opérateurs culturels de la province de l’Ituri, à l’est de la RDC, c’est une honte de voir nos frères s’opposer à nous-mêmes. Ils l’ont fait savoir dans un micro trottoir de nos confrères d’Urban scene, une émission culturelle diffusée sur la Radio Okapi.
« Je suis tellement touché par les comportements de nos frères combattants, tu sais il y a une différence entre la culture et la police, ce que font ces combattants ne contribue à rien pour notre pays si pas salir la réputation de notre pays…si la RDC est reconnue au niveau mondial dans la musique pourquoi ne pas donner cette opportunité à la RDC » s’interroge Picard LUHAVU, journaliste culturel basé en ville de Bunia.
Un autre Congolais touché par cette annulation c’est Marcus Jean LOIKA.
Pour ce journaliste et passionné de la musique, c’est désolant et triste de voir une honte pour la République.
« Ça fait la honte pour la RDC de voir que nos compatriotes qui ont la chance d’aller vivre en Europe commencent à bloquer nos propres compatriotes qui veulent promouvoir la culture congolaise à travers la musique. La musique congolaise ce n’est pas seulement le message d’amour, c’est surtout notre culture qui est exposée à extérieur, lorsqu’on les bloque, ça fait vraiment pitié, on l’a vu dernièrement avec Werrason. Moi je trouve que ces combattants ont exagéré. Parce que l’histoire a commencé avec le régime Kabila au motif que certains musiciens se sont ralliés derrière lui et maintenant il y a changement de régime. Nous avons Félix à la tête, un combattant aussi, qu’est-ce qu’ils réclament encore? On ne devrait pas rester tourner en rond !» lance en détresse ce correspondant de B-One en Ituri.
« Vraiment c’est avec amertume que nous avons appris cette malheureuse nouvelle, ça fait vraiment mal, vous le savez, un pays a plusieurs manière de valoriser sa culture et au Congo, nul n’ignore que à part certaines cultures, nous avons la musique qui est entrain de valoriser la RDC à tous le niveau » poursuit David BYARUGHANDA, un autre passionné de la musique mécontent de comportement de nos frères congolais de la diaspora.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
Musique
Gestion des droits d’auteur en RDC : le Tribunal de Kinshasa/Kalamu suspend l’assemblée du camp Blaise Bula et reconnaît l’aile Nyoka Longo à la SOCODA COOP-CA
Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kalamu a interdit à l’aile conduite par Blaise Bula de la SOCODA COOP-CA de convoquer ou de tenir toute assemblée générale. La décision concerne notamment la réunion annoncée pour le lundi 9 février 2026 au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC), à Kasa-Vubu.

Dans son ordonnance exécutoire sur minute, la justice reconnaît la légitimité du comité dirigé par Jossart Nyoka Longo, avec Joe Mondonga comme Directeur général. Ce comité est désormais la seule structure autorisée à assurer la gestion collective des droits d’auteur et droits voisins en République démocratique du Congo.
L’assemblée générale projetée par le camp Blaise Bula a ainsi été stoppée à la dernière minute. Malgré des invitations déjà envoyées aux journalistes et acteurs culturels, aucune activité n’a eu lieu, les organisateurs se trouvant sous le coup d’une interdiction judiciaire déjà effective depuis le week-end précédent, selon plusieurs sources.

Le tribunal interdit formellement au camp Blaise Bula de percevoir des redevances, d’exercer toute activité de gestion collective et d’utiliser les biens ou fonds de la SOCODA. Toute violation de cette ordonnance exposerait les contrevenants à des poursuites pour trouble à l’ordre public.
La décision repose sur l’inexistence juridique du comité issu de l’assemblée générale du 9 février 2023, présidée par Blaise Bula. Le procès-verbal de cette rencontre ayant été annulé par des décisions judiciaires définitives, toute action menée par cette aile est jugée sans fondement légal.
S’exprimant après l’ordonnance, Jossart Nyoka Longo a salué une décision qui, selon lui, protège les intérêts des créateurs congolais. Il appelle les artistes et ayants droit à la confiance, dans un contexte où la justice vient, une fois de plus, de trancher en faveur de son aile à la tête de la SOCODA.
Barca Horly Fibilulu Mpia
