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Élections RDC 2023 : Candidat Président, JC Muyambo en coalition avec Moïse Katumbi
Intervenant sur la Radio Top Congo FM, l’ancien bâtonnier Jean-Claude Muyambo annonce sa candidature à la présidentielle de 2023.
Il justifie sa décision par le fait qu’il s’est trompé en soutenant Félix Tshisekedi pour un 2ème mandat alors qu’il y a autour de lui, des gens qui ont travaillé dans plusieurs régimes et n’ont pas voulu qu’il y ait un changement au pays.
« J’ai essayé de tout faire pour que le président Tshisekedi soit réélu pour un 2ème mandat. Mais, je pense que je me suis trompé. Tout autour de lui, il y a des gens qui ont travaillé dans plusieurs régimes et n’ont pas voulu qu’il y ait un changement dans ce pays. Alors, j’ai décidé de me retirer et je confirme que je suis candidat président de la République pour les élections de 2023″, a déclaré Jean Claude Muyambo, Président du parti SCODE, sur Top Congo FM.
Par le même biais, Jean Claude Muyambo annonce sa coalition avec Moïse Katumbi, autre candidat Président à l’élection de 2023.
« Moïse Katumbi est un manager. Il suffit de conjuguer avec lui pour faire mieux », estime JC Muyambo.
Sur son conflit antérieur avec Moïse Katumbi, le Président du SCODE affirme que c’est une page déjà tournée.
Ce qui s’est passé entre Jean-Claude Muyambo et Moïse Katumbi, « c’est du passé. Je ne suis plus là-bas. Je regarde l’avenir. C’est ce qui est important », répond-il à ceux qui lui rappellent qu’ils s’étaient, il n’y a pas longtemps, brouillés avec Moïse Katumbi.
JC Muyambo affirme que le changement tant attendu aprés le départ de Joseph Kabila n’est pas arrivé.
« Ce qu’on voulait est qu’il y ait un changement. Quelque chose de différent comparativement au régime de Kabila. La population devrait se retrouver, mais quand vous regardez bien, tout ne marche pas. On ne peut pas continuer comme ça », tonne celui qui s’érige désormais en opposant au régime du président Félix Tshisekedi.
Sur son compte twitter, il lance plusieurs pics à Félix Tshisekedi depuis.
« Avant les élections de 2018, un frère à Jc Muyambo lui a dit Kabila va te libérer mais tu ne passeras pas député national, mais il lui a répondu « muchanga mu muchele » qui veut dire « le sable dans le riz » comment avoir peur des gens qui ont été nommés ? »
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
