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Élections en RDC : Les USA exhortent toutes les parties prenantes à redoubler leurs efforts pour renforcer la confiance dans le processus électoral ( Déclaration de l’ambassade) 

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Déclaration de l’ambassade des États-Unis d’Amérique au sujet des élections congolaises

Les États-Unis d’Amérique prennent note des efforts continus des parties prenantes aux élections en République démocratique du Congo visant à assurer l’inclusivité, la transparence, et la quiétude du cycle électoral en cours.

Nous notons que les démocraties exigent la participation de leurs citoyens dans les processus électoraux et exhortons toutes les parties prenantes au processus électoral-y compris les autorités étatiques, les institutions de la république, les
organisations de la société civile, et les partis politiques- à redoubler leurs efforts pour renforcer la confiance dans le processus électoral au sein des citoyens congolais et encourager la participation des électeurs aux scrutins qui se tiendront en décembre.

Nous apprécions les efforts constants de la Commission électorale nationale indépendante visant à respecter son calendrier électoral et notons l’achèvement globalement réussi de
l’enregistrement des candidats aux élections législatives et locales, ainsi que les défis qui subsistent dans certains territoires.

Nous encourageons la CENI à publier les listes électorales, les informations liées au budget et la cartographie électorale dès que possible pour démontrer son
engagement envers la transparence et la responsabilisation.

La protection des droits humains fondamentaux tels que la liberté d’expression, la liberté de réunion, et le droit de circulation est un trait distinctif des démocraties.

Nous notons avec inquiétude les rapports d’attaques physiques contre des personnalités politiques, de harcèlement
des partisans, de procédures judiciaires politisées, et de détentions arbitraires qui pourraient réduire les opportunités en faveur des candidats pendant le processus électoral et saper la confiance du public en la capacité du gouvernement à garantir des élections libres, équitables, et
pacifiques.

Nous exhortons le gouvernement à utiliser tous les moyens nécessaires pour garantir
des conditions équitables pour tous les candidats et à respecter pleinement les procédures légales et le droit à un procès équitable pour les personnes en détention.

Nous condamnons le harcèlement et la marginalisation des femmes candidates et réitérons que toutes les parties prenantes au processus électoral, qu’elles soient dans l’opposition ou alignées sur la majorité au pouvoir ou de la société civile, ont la responsabilité partagée de prévenir et de
dénoncer les violences et les agressions à l’encontre des femmes candidates, ainsi que de rejeter les incitations à la violence et de condamner l’utilisation des discours de haine qui sèment la discorde pendant cette période électorale.

En tant que partenaire, nous réitérons notre appui à la République démocratique du Congo aux cours des derniers mois de ce cycle électoral et notons que les élections de décembre sont une
occasion cruciale pour République démocratique du Congo de consolider ses importants acquis démocratiques et de construire un avenir plus prospère pour son peuple.

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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »

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La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.

Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées

Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.

« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.

Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.

Des failles internes dans le dispositif sécuritaire

Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.

Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.

Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.

Une série d’incidents violents qui inquiète

Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.

Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.

Un appel à des mesures urgentes

Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.

Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.

Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

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