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Élections des gouverneurs dans 13 provinces : Voici la liste complète des 102 candidats provisoirement retenus
La Commission électorale nationale indépendante (CENI), a rendu public le samedi 2 avril, la liste provisoire des candidats au poste de gouverneur dans treize (13) provinces de la République démocratique du Congo (RDC). Cette liste qui reprend cent et deux (102) candidatures sera affichée aux secrétariats exécutifs provinciaux de cette institution. Déjà quelques voix s’élèvent à la suite des candidatures débarquées à cette course.
D’après la loi électorale, quatre jours sont accordés par la CENI aux candidats, pour l’ajout, la substitution ou le retrait des candidatures.
Les cent et deux candidatures au poste de gouverneur dans les 13 provinces concernées par l’élection ont été publiées par la CENI. La province de l’Ituri qui attendait aussi connaitre ses candidats à cette élection n’a pas été retenue suite à l’état de siège qui y a été instaurée par le gouvernement congolais depuis le 3 mai et prorogé jusqu’à ce jour.
Cette publication ouvre la voie à la période de contentieux des candidatures selon de la loi électorale. A cet effet, le calendrier réaménagé de la CENI, prévoit de ce lundi 4 au mardi 5 avril, le dépôt des recours en contestation des listes provisoires devant les cours administratives d’appel.
Le traitement des contentieux aura lieu du 6 au 12 avril, tandis que du 13 au 17 avril, les cours administratives enverront des notifications des arrêts à la CENI. La publication de la liste définitive intervient le 21 avril.
Deux jours de campagne sont prévus du 2 au 4 mai prochain. Et le vote proprement dit des gouverneurs et vice-gouverneurs par les députés provinciaux suivi de l’annonce des résultats par la CENI intervient le 6 mai prochain.
Ci-jointe, la liste complète des candidats retenus provisoirement par la CENI
DECISION N°010-CENI-AP-2022 DU 02-04-2022 ET ANNEXE
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
