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Élections 2023 : Une semaine après l’ouverture des BRTC, zéro candidature déposée à Sakania !
Lancée le 26 juin 2023 sur l’ensemble du territoire national dans les différents bureaux de réception et traitement des candidatures, l’opération de réception et traitement des candidatures dans le territoire de Sakania, province du Haut-Katanga, ne semble pas encore captiver les partis, regroupements politiques et candidats indépendants.
Selon le président du BRTC SAKANIA, ISSAC KASONGO, la circonscription de Sakania enregistre à ce jour zéro candidature, alors qu’aucun formulaire n’est retiré. » Pourtant aucune prolongation ne sera acceptée, car les BRTC ferment le 15 juillet 2023″, avait-on prévenu.
Pour lui, c’est une habitude à chaque cycle électoral, les candidats et les partis, regroupements politiques affluent aux BRTC dans les ultimes temps du dépôt. Une pratique qui place la CENI en difficulté.
Pour certains politiques, ce retard est consécutif à la préparation des candidatures par les différentes hiérarchies des formations politiques.
Joseph Malaba/congoprofond.net
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
