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Actualité

Élections 2023: Six Candidats Présidents portent plainte contre Denis Kadima et Peter Kazadi

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Dans une déclaration commune, les candidats présidents de la République Denis Mukwege, Martin Fayulu, Théodore Ngoy, Anzuluni Floribert, Jean-Claude Baende et Nkema Lodi ont déposé une plainte devant la Cour de cassation contre Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que Peter Kazadi, Vice-premier Ministre et Ministre de l’Intérieur. Ils accusent ces deux personnalités d’avoir dissimulé des éléments essentiels du processus électoral, tels que le nombre exact d’électeurs participant aux élections du 20 décembre et la qualité des cartes d’électeurs.

Détails des accusations

Les candidats présidents reprochent à Denis Kadima d’avoir sciemment dissimulé des informations cruciales concernant le processus électoral. Ils soulignent notamment l’absence de transparence quant au nombre réel d’électeurs participant au scrutin, déclarant qu’ils se rendent aux élections sans connaître cette donnée fondamentale. De plus, ils affirment que 80 % des cartes d’électeurs sont illisibles en raison d’une impression thermique délibérée, ce qui signifie que les électeurs se voient remettre des cartes qui s’effacent.

En ce qui concerne Peter Kazadi, les six candidats l’accusent de permettre à la garde républicaine de continuer à assurer la protection de Félix Tshisekedi au lieu de la police nationale congolaise. Ils déplorent également le fait que le Vice-premier Ministre n’ait pas mis à leur disposition des policiers pour assurer leur sécurité pendant la campagne électorale.

Ralliement et agenda médiatique

Pour l’instant, il n’y a pas eu de ralliement en faveur de Martin Fayulu ni de Denis Mukwege. Cependant, une communication en ce sens pourrait suivre dans les prochains jours. Il convient de mentionner que certains candidats parviennent à mener leur campagne avec succès, tandis que d’autres ont du mal à imposer leur agenda médiatique. Cette disparité soulève des questions quant aux stratégies et aux obstacles rencontrés par chaque candidat dans leur quête pour rallier les électeurs.

Les six candidats présidents de la République en République démocratique du Congo ont porté plainte contre Denis Kadima, président de la CENI, et Peter Kazadi, Vice-premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, pour des subterfuges présumés lors du processus électoral. Les allégations de dissimulation d’informations essentielles et de pratiques d’impression défectueuses sur les cartes d’électeurs soulèvent des préoccupations quant à la transparence et à l’équité du processus électoral. L’accusation selon laquelle la garde républicaine protège Félix Tshisekedi plutôt que la police nationale congolaise soulève également des inquiétudes quant à l’égalité des chances pour tous les candidats lors de la campagne électorale.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain/ Congoprofond.net

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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