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Élections 2023 : Les élus du peuple promettent de soutenir la participation des femmes aux prochaines échéances (RSLF)
Le mouvement « Rien sans les Femmes »(RSLF) a organisé ce mardi 26 avril un atelier d’échange qui a réuni les élus nationaux et provinciaux ainsi que les cadres de la société civile afin de plaider pour la représentation égalitaire hommes-femmes dans les instances de prise de décision.
Au cours de cette rencontre, les députés ont identifié tous ce qui crée le blocage pour la participation des femmes aux postes nominatifs et ont ensemble pris la résolution de les pousser à embrasser une carrière politique .
Plusieurs points ont été relevés notamment sur le processus de recrutement des candidates, la question du financement des campagnes qui relie le problème de remboursement de la caution pour les femmes qui ont échoué, les avantages pour des femmes qui excellent, la lutte contre la corruption et l’accès au média.
Plusieurs questions ont été abordées par les participants, notamment le respect de la parité 50/50 prôné par la constitution en son article 14 ainsi que la prise en compte de la participation des femmes vivant avec handicap.
Ces plaidoyers ont été formulés afin qu’ils soient transmis aux autorités compétentes et soient débattus au cours des différentes plénières pour résoudre le problème de la participation de la Femme.
Pour la coordinatrice d’action femme de valeur, Fifi Kandolo, « l’Etat des lieux par rapport à la participation de la femme dans les instances de prise de décision dans notre pays laisse à désirer. Nous avons échangé autour des réformes à apporter dans la loi électorale en faveur de l’égalité homme – femme », explique Mme Kandolo, tout en poursuivant que « Souvent les femmes ne se retrouvent pas sur les listes de leurs partis politiques. Les responsables n’alignent pas les femmes. Les quelques unes qui sont alignées sont butées au problème de caution. Nous avons fait plusieurs propositions à ceux qui votent les lois au niveau de l’assemblée nationale, apportent nos préoccupations afin d’améliorer la situation de la femme ». Malgré le maigre effort de 27% de participation des femmes aux instances de prise de décision , le défis reste à relever.
A en croire Irène Bahati, médecin expert en santé publique et experte en genre, son organisation se bat pour faire respecter l’article 14 de la constitution qui prône la parité mais aussi sur la loi électorale en pleine modification à l’assemblée pour favoriser la participation des femmes.
« Ma présence se justifie par le soucis que je porte, celui de promouvoir la participation de la femme aux processus électoral », explique le député national Ruphin Bayebundila élu de la commune de Kimbanseke. Selon lui, « il est important de promouvoir un processus inclusif qui tienne compte de la participation de la femme mais aussi des personnes vulnérables », a-t-il conclu.
Les recommandations formulées tournent autour de la représentation égalitaire homme et femme. Ceux qui votent les lois ont pris l’engagement de soutenir la réforme pour faire respecter la parité .
La rencontre de ce jour, s’inscrit dans le cadre du projet « Tufaulu Pamoja », mise en œuvre par le mouvement RSLF avec l’appui de CAFOD et la CEJP CENCO, sur un financement de l’ambassade de Suède. Ce projet vise à amplifier la voix de la femme congolaise pour une plus grande participation aux instances de prise de décision et mécanisme de paix.
Elda Along/CONGOPROFOND.NET
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Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
