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Elections 2023 :Felix-A Tshisekedi en tête des résultats, selon les premières tendances dans les bureaux de Kinshasa

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Le Président de la République Felix-Antoine Tshisekedi et candidat à sa propre succession, dans le cadre des élections générales organisées le mercredi 20 décembre 2023 à travers tout le pays, arrive en tête des suffrages exprimés, presque dans tous les centres de vote de Kinshasa, après affichage des résultats dans la journée du jeudi 21 décembre 2023. C’est le constat fait par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, notamment dans la commune de Kisenso, à l’Institut DOKOLO NGOMA qui abrite deux centres de vote, à savoir : N°1010045-1 et N°1010043-2.

En effet, sur un total de 4.322 électeurs attendus, seulement 1.640 ont voté, soit un taux de participation de 40%, dans ces deux centres où Felix Tshisekedi prend la première place avec 937 voix, soit 57 % des suffrages exprimés, suivi de Martin Fayulu Madidi qui a obtenu 642 voix, soit 39 % des suffrages exprimés.

Cette tendance est observée dans plusieurs bureaux de vote à Kinshasa, par exemple dans la commune de Ndjili, où de grands écarts ont été constatés entre Felix Tshisekedi, toujours en tête, et les autres candidats présidents de la République.

Concernant le faible taux de participation, plusieurs raisons peuvent être mentionnées, entre autres l’absence des noms sur les listes électorales, les difficultés logistiques et peut-être aussi le désintéressement de la population.

S’agissant précisément des problèmes logistiques, prévu pour démarrer à 6h du matin, le vote dans ces deux centres avait commencé dans le tout premier bureau vers 8h30’, pour un problème d’ordre technique concernant les dispositifs électroniques de vote (DEV), autrefois appelés, machines à voter (MAV).

Pour cause, les techniciens n’avaient pas la possibilité de les démarrer à temps, car tous les câbles d’alimentation étaient restés à l’Antenne.

Cette situation a failli, dès le départ, créer de petites tensions. Les murmures avaient commencé du coté des électeurs et témoins présents.

« La plupart des machines qui sont déployées dans les centres, ont été acheminées sans leurs câbles d’alimentation. Ces machines fonctionnent avec des batteries externes et cela fait qu’on ne puisse pas encore démarrer les opérations », nous a déclaré sous l’anonymat, un membre du bureau de vote.

Du côté des électeurs, l’impatience agrandissait et les courageux cherchaient à connaitre les raisons de ce retard.

« Il a été dit que les élections devraient débuter à 6h et nous sommes arrivés à temps. Il est déjà 8h00’, on s’observe, aucun message de votre part, ne serait-ce que pour vous excuser et nous dire le pourquoi de ce retard », déclarait à haute voix un électeur présent.

Hormis le retard du démarrage, plusieurs bureaux avaient fermé plus tôt que prévu, à cause du déchargement des batteries. Comme palliatif, les électeurs étaient orientés vers d’autres bureaux pour voter par dérogation.

Bref, en dépit des inquiétudes exprimées par quelques parties prenantes aux élections et des difficultés d’ordre logistique exprimées par la Commission Electorale Nationale Indépendante, les élections ont bel et bien eu lieu à la date prévue dans le calendrier électoral.

Pour le scrutin présidentiel, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, candidat indépendant, arrive en tête selon les premières tendances qui se dégagent dans la ville de Kinshasa.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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