Education
Educ. Nationale-NC : « Gouverner, c’est prévoir », les chefs d’établissements appelés à travailler pour l’éducation de la paix et de la non-violence
La criminalité des jeunes à travers la République Démocratique du Congo est un phénomène qui ne laisse indifférent plus d’un congolais et qui nécessite une thérapie conséquente. Les milieux scolaires censés être des lieux par excellence du civisme, ne sont malheureusement pas épargnés par ce fléau. Des cas de criminalité y sont signalés et tout récemment, un cas de décès d’un élève, après avoir été poignardé, était signalé à Kinshasa.
Ayant constaté cette montée de criminalité, le Directeur provincial de la Province éducationnelle de Kinshasa-Lukunga, Yoy Bokete Jean-Pierre, a pris l’initiative de mener une campagne de sensibilisation sur la culture de la paix et de la non-violence, ainsi que l’installation des comités de paix, dans les établissements scolaires de sa juridiction.
A travers une correspondance adressée à tous les chefs de Sous-Divisions (Sous-Proveds) sous sa tutelle, au début de ce mois d’octobre 2024, le Directeur Provincial a écrit :
«Vu le cas récurrent de bagarre, dispute et conflits constatés dans quelques Etablissements scolaires ces derniers temps entre élèves d’une même école et entre les élèves des écoles voisines, je vous informe l’organisation, dans une semaine, de campagne de sensibilisation sur la culture de la paix et de la non-violence, ainsi que l’installation des comités de paix dans tous les Etablissements scolaires de notre Province Educationnelle, en vue de mettre fin à ces antivaleurs et inculquer des valeurs citoyennes, des vertus de la paix, de la tolérance, de l’amour, du pardon et du respect dans les écoles ».
En effet, la décision prise par ce responsable de l’éducation nationale de Kinshasa-Lukunga est saluée par plusieurs opérateurs pédagogiques de Kinshasa qui souhaitent même que les autres Provinces Educationnelles puissent lui emboiter les pas, car estiment-ils, que l’ éducation à la paix est un moyen d’investir dans un avenir sans conflit, en favorisant la compréhension mutuelle et en luttant contre la violence et la criminalité.
« Il s’observe, à Kinshasa, un comportement inhabituel du côté des jeunes en général et des écoliers en particulier. Des scènes de bagarre vécues çà et là, mettant en opposition des élèves des écoles différentes. L’opinion pense qu’ils sont influencés par le banditisme urbain, appelé aujourd’hui phénomène Kuluna. Les autorités scolaires, en collaboration avec toutes les parties prenantes dans l’éducation des enfants, doivent mettre en place des méthodes et stratégies pour lutter contre ce fléau qui gangrène les écoles », a déclaré à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, un inspecteur chef de pool secondaire de Mont-Amba.
Notons que la division administrative du sous-secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, à travers l’ensemble du pays, comprend actuellement 60 Provinces Educationnelles, dont 5 à Kinshasa, à savoir : Mont-Amba, Funa, Lukunga, Tshangu et Plateau.
Pour rappel, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et ses partenaires, travaillent ardemment pour la promotion de l’éducation à la paix, en République Démocratique du Congo. Ils sont, disons-le, les initiateurs des comités de paix dans les écoles affectées par les violences dans les zones touchées par des conflits armés. A travers des représentations théâtrales, des chansons et des poèmes, les élèves contribuent à la prévention et à la médiation des conflits entre les camarades de classe, mais aussi au sein de leurs communautés.
Bref, la sensibilisation sur la culture de la paix et de la non-violence, ainsi que l’installation des comités de paix, menées par le PROVED Yoy Bokete Jean-Pierre, valent leur pesant d’or, car cela est une bonne manière de prévenir et de régler les conflits entre camarades de classe et ce, pour un meilleur apprentissage, l’école étant le lieu par excellence pour la formation des hommes utiles à la société.
Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Semaine de la Science 2026: À l’Institut de la Gombe, ASCITECH révèle ses talents scientifiques
L’école internationale ASCITECH a marqué sa présence à la 13ᵉ édition de la Semaine de la Science et des Technologies, organisée par le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté. Pendant 2 jours, du 14 au 15 avril 2026, élèves et encadreurs se sont mobilisés pour mettre en lumière leur savoir-faire et leur créativité à l’Institut de la Gombe.

2 journées riche en inspiration
La première journée a été particulièrement intense et inspirante, marquée par la présence de la ministre de l’Éducation Nationale, Madame Raïssa Malu, ainsi que de nombreuses autorités et délégations scolaires.
Dans une ambiance dynamique, chaque établissement a rivalisé d’ingéniosité, mais au stand 11 d’ASCITECH, une chose était claire : ici, les élèves ne sont pas spectateurs… ils sont acteurs.

Somme toute, les élèves de la plus grande école technologique de la RDC ont présenté des projets concrets, innovants et tournés vers l’avenir. De l’agriculture intelligente avec Bilanga Bot, à la digitalisation scolaire avec le Registre Informatique, en passant par l’apprentissage immersif avec VR Education, sans oublier My Startup Assistant pour accompagner les jeunes entrepreneurs, et Nova, un assistant vocal intelligent, ces apprenants ne se sont pas contentés d’imaginer le futur : ils sont entrain de le construire.
Des élèves au cœur de l’action

Présentation, démonstration, explication : les élèves d’ASCITECH ont pris la parole avec assurance et passion. Leurs projets, à la fois innovants et entrepreneuriaux, ont séduit par leur clarté, leur utilité et leur dimension pratique.
À travers ces initiatives, l’école confirme son engagement à former une jeunesse capable de comprendre, maîtriser et transformer le monde grâce aux sciences et aux technologies.
Consciente des défis du monde moderne, ASCITECH mise sur la technologie comme levier de développement durable.
Une école tournée vers l’excellence scientifique

Ascitech se positionne comme un acteur clé dans la formation scientifique dès le plus jeune âge. En mettant l’accent sur la pratique, l’innovation et l’esprit critique, l’établissement prépare ses élèves à relever les défis de demain.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
