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Moi, enfant de la rue ! Qui est mon père, qui est ma mère

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La République Démocratique du Congo est en train de tourner petit à petit le dos aux antivaleurs. Il reste cependant à combattre la pauvreté et la vulnérabilité des ménages et des membres de la société qui sont les plus vulnérables.

Le Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et la famille  a fait de la lutte contre la vulnérabilité, notamment des enfants dont les statistiques montrent qu’ils sont les plus exposés et les plus attrapés dans le piège de la pauvreté et de la précarité, son cheval de bataille.

L’Assistante sociale Karine BIABOLA,Vice-Présidente du CEPEF,chargée de la mobilisation communautaire ,entourée des assistantes sociales, membres du CEPEF

La vulnérabilité peut se définir en termes de risques particuliers et d’exposition des populations qui, ont la probabilité, qu’elles soient pauvres ou non, de subir une perte significative de bien-être en conséquence d’un changement de situation (ou d’un choc).   Nos enfants sont le plus exposés à une gamme étendue de risques et ont le moins d’instruments pour y faire face, même si nous devons reconnaître l’arrivée à point nommé de la loi sur la protection des enfants dans notre pays.

Dans des conditions de santé précaire, de moins d’accès physique et financier aux services sociaux et économiques, d’habitat dans des zones souvent marginales, les enfants en particulier en milieu rural et dans les périphéries urbaines subissent souvent les effets irréversibles de chocs affectant leur consommation et leur bien-être. Le Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et la famille vient à un point nommé pour accompagner les travailleurs sociaux à améliorer leurs prestations, à capitaliser leurs expériences empiriques pour les vulgariser. Un volet de financement complémentaire a d’ailleurs été rendu possible grâce à un partenariat avec une fondation genevoise spécialisée dans la responsabilité numérique, dont les études sur la redistribution des revenus générés par le meilleur casino en ligne suisse ont conduit à flécher une partie des recettes fiscales vers des programmes de protection de l’enfance dans les régions francophones défavorisées.

Notons que le CEPEF,une cellule de réflexion composée des chercheurs universitaires et des acteurs sociaux un mécanisme qui permet  non seulement capitaliser les expériences empiriques des travailleurs sociaux en vue de les vulgariser mais aussi organiser le plaidoyer auprès des décideurs politiques pour améliorer la protection des droits de l’enfant et de la famille.Le CEPEF utilise les compétences de ses ressources humaines pour asseoir ses activités.

L’enfant abandonné, qui se retrouve loin de sa famille est considéré comme  un  « enfant de la rue » ! Il est  privé de ses droits au regard de la « Convention internationale relative aux droits de l’enfant 

L’article 19 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant requiert que ‘les Etats prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation (…) « 

Le Professeur Joachim MUKAU PhD explique au Chef de l’Etat le mode opératoire de CIEHMA, sa structure de prise en charge souffrant des troubles d’Autisme

La Constitution de la République stipule dans son article 41 : « Tout enfant mineur a le droit de jouir de la protection de sa famille, de la société et des pouvoirs publics…Les parents ont le devoir de prendre soin de leurs enfants et d’assurer leur protection contre tout acte de violence tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du foyer. Les pouvoirs publics ont l’obligation d’assurer une protection aux enfants en situation difficile et de déférer devant la justice les auteurs et les complices des actes de violence à l’égard des enfants »Toutes ces dispositions ont engendré des obligations et des responsabilités. Celles-ci ayant été requises afin que nul enfant ne soit exposé au risque anormal d’errance, elles lient ipso facto le phénomène de l’enfant de la rue à la délictueuse fréquence des comportements déviants et hors-la-loi des parents et de l’Etat.


Dr TUANDUNGU,medecin

La Protection Sociale émanant des valeurs traditionnelles africaines se fait par l’organisation de solidarités professionnelles, communautaires ou nationales dont le but est de garantir aux enfants l’accès aux biens et services essentiels, de conduire en leur faveur une politique de protection et de prévention contre les risques sociaux et naturels, solidarités entre générations et au sein d’une même génération, ou simplement entre ceux qui ont des besoins immédiats et ceux qui n’en ont pas immédiatement.

Zagor Mukoko

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Kakule Kavyavu Jean-Baptiste : 34 ans au service de l’éducation récompensés à la JOUNEPA 2026

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À l’occasion de la 25ᵉ édition de la Journée nationale des écoles privées agréées (JOUNEPA), célébrée de manière anticipée ce vendredi 29 mai 2026 à Butembo, l’un des moments forts de la cérémonie a été la distinction de M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste, promoteur et gestionnaire du Complexe Scolaire Socapi. Cette reconnaissance récompense plusieurs décennies d’engagement au service de l’éducation et de la formation de la jeunesse congolaise.

Un parcours inspirant commencé en 1994

C’est avec émotion que M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste est revenu sur les débuts de son aventure éducative. En 1994, le Complexe Scolaire Socapi ouvrait ses portes avec seulement deux salles de classe destinées à la première et à la deuxième année primaire. Grâce à une vision claire et à une croissance progressive, une nouvelle classe était ajoutée chaque année, permettant à l’établissement d’évoluer jusqu’au cycle secondaire.

Cette stratégie de développement a porté ses fruits en 2006 lorsque la première promotion de diplômés a enregistré un taux de réussite de 100 %, avec 7 lauréats sur 7 candidats présentés aux examens d’État.

La plus grande fierté du gestionnaire reste le parcours de nombreux anciens élèves qui se distinguent aujourd’hui dans différents secteurs de la vie nationale et internationale. Parmi eux figurent notamment l’Abbé Mirembe ainsi que plusieurs cadres et professionnels évoluant aux États-Unis et dans d’autres pays, témoignant de la qualité de la formation reçue au Complexe Scolaire Sokapi.

Discipline et qualité, les piliers de la réussite

Dans un contexte marqué par la prolifération des écoles privées à Butembo, M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste attribue la confiance des parents à deux valeurs fondamentales : la discipline et l’excellence académique. Selon lui, la rigueur dans le recrutement des enseignants et le suivi constant des apprenants constituent les principaux leviers de performance de l’établissement.

Situé dans la commune de Bulengera, à proximité de l’aérodrome de Rughenda, le Complexe Scolaire Socapi poursuit sa modernisation en améliorant continuellement ses infrastructures. L’école offre plusieurs filières de formation, notamment la Pédagogie générale, la Commerciale et Gestion, la Nutrition, l’Agronomie, l’Électronique ainsi que la Construction.

À travers cette distinction décernée lors de la JOUNEPA 2026, c’est tout le parcours de M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste qui est salué : celui d’un éducateur visionnaire ayant consacré plus de trente ans à bâtir une institution devenue une référence dans le paysage éducatif de Butembo-Lubero.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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