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Drogue, prostitution, violences, etc. : des gangs de jeunes font régner leur loi à Lemba !

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Les “Inconnus”, Jaffour (Ucoloc), Écurie ” Mal aux oreilles”, “Bazardés”, etc. Tel est l’échantillon des gangs de voyous qui font régner leur loi à travers la commune de Lemba. De Lemba-Foire à Mbanza-Lemba, en passant par Super Lemba, Terminus, quartier Salongo/Righini, voire Livulu, la délinquance juvénile a pris un nouveau virage dans cette commune autrefois surnommée ” Quartier Latin” à cause de la crème intellectuelle qui y habitait.

Aujourd’hui, en lieu et place de la matière grise, c’est des machettes, canifs, barre de fer et autres objets contondants que ces jeunes gens distribuent à longueur de journées au vu et su de tout le monde et sous l’œil impuissant des forces de l’ordre.

Il s’adonnent, à cœur joie, aux actes de vandalisme et de vol, à la consommation publique des drogues, et à la prostitution, créant par la même occasion une atmosphère d’insécurité quasi-permanente parmi la population.

*Renforcer les forces de sécurité*

Au moment où Lemba élargit son territoire vers les zones annexes urbano-rurales, au rythme de la croissance démographique fulgurante et de l’anarchie foncière non maîtrisée, la Police nationale congolaise éprouve d’énormes difficultés pour s’implanter dans ses coins et recoins et assurer une couverture sécuritaire suffisante.

Concernant la traque des ” Kuluna”, les responsables des services de sécurité s’arrachent les cheveux pour mettre hors d’état de nuire des inciviques plus volatiles que le gaz.

Certains de ces bandits continuent de donner du fil à retordre aux différentes unités de la Police provinciale de la ville de Kinshasa, à cause de leur forte capacité de se mouvoir et de se fondre surtout dans la population. Leurs cachettes sont continuellement délocalisées et ils agissent comme s’ils étaient informés de l’organisation de la traque lancée contre eux.

Certains d’entre eux, très téméraires, se permettent même de laisser leur signature après une série de razzias organisés dans une partie de la commune.

Ce sont des voleurs d’argent, des effets vestimentaires, des appareils électroménagers, ainsi que d’autres biens de valeur. Eux-mêmes qualifient le dépouillement de téléphone d’autrui en termes de” Premiers soins”.

À la raison de savoir qu’elles seraient les raisons de cette montée spectaculaire de violences, George Bukasa Tshienda, habitant Super Lemba, nous renseigne que c’est à cause de la pauvreté et l’oisiveté. ” Puisqu’ils n’ont rien à faire, ces jeunes du se dirigent vers des “gangs” où ils sont accueillis à bras ouverts.

Vivement une nouvelle thérapie !

L’éradication du phénomène «kuluna» requiert une nouvelle thérapie.

D’abord, il faut actualiser la cartographie des zones criminogènes réputées comme telles où la population lembaltèque vit, le jour comme la nuit, dans la peur panique.

Ensuite, dans l’étude de méthodes de lutte, il y a lieu de donner toute son importance aux deux axes susceptibles de donner des résultats efficaces pour la réinsertion de ces délinquants dans leur société, à l’issue de la formation professionnelle. Le Service national pour les marginaux qui savent lire, écrire et calculer, tandis que pour ceux ayant un niveau scolaire de plus de 2 ans secondaires, l’INPP offrirait quelques filières intéressantes pour les petits métiers.

L’organisation des cours d’alphabétisation peut être aussi envisagée pour eux. Si le problème de la formation peut être facilement résolu, il faudra bien que l’on pense également à la problématique de leur logement, restauration, habillement et de leur santé. Résoudre un seul problème et en négliger d’autres, constitue une équation sans solution.

Il est aussi impérieux que l’on sache à quoi ont abouti finalement toutes ces actions vers Kaniama Kasese. Quels sont les points forts et les faiblesses de ces méthodes de lutte ? Que peut-on corriger pour lancer de nouvelles opérations de ratissage ?

Dossier à suivre !

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET