Connect with us

Mine

DRC Mining Week 2025 : Kibali Gold Mine en première ligne pour façonner l’avenir minier de la RDC

Published

on

À quelques semaines de l’ouverture de la 20ᵉ édition de la DRC Mining Week, prévue du 11 au 13 juin 2025 à Lubumbashi, les préparatifs s’accélèrent pour faire de cet événement un jalon historique pour le secteur minier en République démocratique du Congo et sur le continent africain.

Dans cette dynamique, Samukelo Madlabane, Directeur de l’événement, a tenu une réunion stratégique avec Cyrille C. Mutombo, Directeur Pays de Barrick Gold et membre influent du Conseil Consultatif de la DRC Mining Week. Cette rencontre a mis en lumière l’importance de renforcer les liens entre organisateurs et acteurs industriels majeurs pour stimuler l’innovation, l’inclusivité et la durabilité dans l’industrie minière congolaise.

Cyrille C. Mutombo, représentant l’une des plus grandes sociétés minières opérant en RDC, a partagé sa vision d’un secteur tourné vers l’avenir, en misant sur le développement des infrastructures et la sécurité énergétique, en droite ligne avec le thème de cette édition :
« 20 ans à façonner l’exploitation minière en RDC : investir dans le développement des infrastructures et la sécurité énergétique – Vision 2025–2030 ».

La DRC Mining Week 2025 promet d’être la plus grandiose jamais organisée : plus de 1 050 délégués, 280 exposants et 11 500 professionnels sont attendus. Le programme comprendra des conférences de haut niveau, des expositions innovantes et des sessions de réseautage exclusives, positionnant Lubumbashi comme le centre névralgique de la réflexion et de l’action pour l’avenir du secteur minier africain.

Le rendez-vous est pris : du 11 au 13 juin 2025, au Pullman Grand Karavia de Lubumbashi.
Réservez votre place dès aujourd’hui et participez à la transformation du paysage minier congolais !

Dorcas Mwavita / CongoProfond.net

Actualité

Minerais critiques : Un accord RDC–USA sous soupçon de bradage de la souveraineté nationale

Published

on

L’accord de partenariat stratégique signé le 4 décembre 2025 à Washington entre la République démocratique du Congo et les États-Unis sur les minerais critiques suscite une vive contestation au sein de la société civile congolaise. Les plateformes Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) et la Coalition Africaine sur les Minerais Verts (CAMV) dénoncent un texte négocié dans l’opacité, révélateur d’un déséquilibre profond de pouvoir et porteur de risques majeurs pour la souveraineté économique et constitutionnelle de la RDC.

Si les deux coalitions reconnaissent l’existence de clauses relatives à la transformation locale des minerais, au transfert de compétences et à la formation des Congolais, elles estiment que ces avancées restent largement insuffisantes face aux concessions accordées aux investisseurs américains. Pour le CNPAV et la CAMV, l’accord s’inscrit dans une logique de continuité extractiviste, où la RDC demeure un pourvoyeur de matières premières stratégiques au service d’intérêts géopolitiques étrangers, sous couvert de transition énergétique.

Les organisations dénoncent avec vigueur les conditions dans lesquelles cet accord a été négocié, dans un contexte sécuritaire fragilisant la position de Kinshasa. Cette situation aurait favorisé l’introduction de clauses déséquilibrées, notamment l’octroi d’un régime fiscal préférentiel, d’exonérations de longue durée et d’un contrôle déterminant des projets stratégiques par des sociétés américaines. Un cumul d’avantages que la société civile qualifie de « double paiement » imposé à l’État congolais.

Sur le plan institutionnel, le CNPAV et la CAMV fustigent l’exclusion du Parlement congolais et des communautés concernées du processus de négociation et de ratification, en violation des principes constitutionnels. L’absence du ministère des Mines au sein du Comité conjoint de suivi de l’accord est également perçue comme un signal alarmant de marginalisation des institutions nationales chargées de la gouvernance minière.

Les deux coalitions tirent aussi la sonnette d’alarme face aux réformes législatives et constitutionnelles annoncées pour aligner le droit congolais sur les exigences de l’accord. Selon elles, ces réformes risquent d’affaiblir le Code minier révisé de 2018, de réduire les recettes publiques et d’ouvrir la voie à une captation des richesses nationales par une élite politico-économique, au détriment du peuple congolais.

Enfin, la société civile exige des clarifications immédiates sur les projets dits « stratégiques » destinés au développement à long terme de la RDC, notamment en ce qui concerne leurs critères d’éligibilité, leurs modalités de financement et leurs bénéficiaires réels. Sans garanties de transparence et de contrôle démocratique, préviennent le CNPAV et la CAMV, cet accord pourrait reproduire les erreurs du passé et compromettre l’avenir économique du pays.

Face à ces enjeux, les deux coalitions appellent à un réexamen profond de l’accord RDC–États-Unis sur les minerais critiques, afin qu’il serve véritablement l’intérêt national, respecte la Constitution et rompe définitivement avec les pratiques de bradage des ressources naturelles congolaises.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading