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Dossier « NB Mining Africa et Pascal Beveraggi » : le service de communication crie à l’intox
Dans une mise au point adressée à la presse parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, ce vendredi 24 juillet 2020, l’équipe de communication de Pascal Beveraggi invite la presse à la prudence et à ne pas céder à la désinformation que le soumette un groupe de personnes mal intentionnées.
C’est dans ce sens qu’elle rappelle que tant dans les points de presse que dans des articles publiés par leurs propres soins, plusieurs précisions ont été apportées sur la vente de MCK à NECOTRANS, démontrant par des éléments pertinents, vérifiables et probants que le Président Pascal BEVERAGGI n’a jamais été concerné par cette transaction.
Plusieurs fois aussi, indique-t-on, ils ont démontré que Pascal BEVERAGGI n’a jamais travaillé pour le compte de Moïse KATUMBI. Et plusieurs fois, enfin, démontré que la société NB MINING AFRICA (dont Pascal BEVERAGGI est le président) n’a aucun lien ; ni avec NECOTRANS, encore moins avec MCK.
Dans cette mise au point, ils expliquent premièrement que Pascal BEVERAGGI n’a jamais été le patron de la société NECOTRANS qui a racheté MCK en novembre 2015. NECOTRANS avait pour actionnaire unique Sophie TALBOT et avait pour dirigeants Grégory QUEREL et Jean Philippe GOUYET. Mais c’est le sieur Grégory QUEREL qui a négocié cette acquisition. Pascal BEVERAGGI ne peut donc être comptable d’une transaction à laquelle il n’a jamais participé.
Deuxièmement, en conséquence, les arrêts rendus par la Cour de Cassation de Paris que brandissent le camp Moïse KATUMBI ne peuvent le concerner d’aucune manière, comme aussi ne peuvent avoir d’incidence sur NB MINING AFRICA.
Troisièmement, le sponsoring de NB MINING AFRICA au profit du FC SAINT-ELOI LUPOPO est une demande expresse de cette équipe qui était quasiment à la rue.
« Nous sommes témoins de cet épisode. Le fait pour le Président Pascal BEVERAGGI de donner une suite favorable à cette demande ne peut être compris dans le sens que certains voudraient le donner », expliquent-ils.
Quatrièmement, Pascal BEVERAGGI, en homme d’affaires bien averti et qui connait les affres des changements et bouleversements politiques en Afrique, ne peut nullement garantir ses affaires dans notre continent par la raison de la politique. Ainsi, étant en règle avec les lois de la république, donc par la raison du droit, il serait ridicule de penser que NB MINING AFRICA doit son existence à des soutiens politiques.
Ils concluent qu’ils sont des interlocuteurs privilégiés pour ceux qui voudraient vérifier une quelconque information sur la société NB MINING AFRICA ou le Président Pascal BEVERAGGI.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
