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Dossier “300 écoles préfabriquées”: le ministre de la Justice instruit le procureur général d’ouvrir une instruction judiciaire sur les fonds décaissés

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La ministre de la Justice Rose Mutombo Kiese a demandé au procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une instruction judiciaire sur les fonds décaissés par le trésor public pour la construction de 300 écoles préfabriquées en RDC.

“J’ai suivi à travers les médias, à l’issue de sa récente visite de quelques sites pilotes de montage des écoles préfabriquées dans les communes de Lemba et Limete ainsi qu’au camp Kokolo, l’honorable 1er Vice Président déplorant l’absence de déploiement des matériaux de construction et même la surfacturation des ouvrages à réaliser,” écrit la ministre de la Justice dans son injonction aux fins d’enquête et des poursuites au projet de construction des 300 écoles préfabriquées à travers la RDC, adressée au Procureur Général près la cour de cassation le 18 octobre dernier.

Et de poursuivre:
“Approché à ce sujet pour en savoir plus, l’élu précité a mis à ma disposition un dossier des pièces à l’étai de ses allégations; pièces cotées de 1 à 61, que je vous transmets sous ce pli, avec injonctions d’ouvrir une instruction judiciaire sur les fonds décaissés par le trésor public pour l’exécution du projet visé en marge et d’engager des poursuites à charge des personnes impliquées dans tous les actes repréhensibles que révèleront vos instructions.”

Kabund ne décolère pas à propos du détournement que sent, selon lui, le projet de construction de plus de 300 écoles initié par le chef de l’Etat sous le gouvernement Ilunkamba pour appuyer le projet de la gratuité de l’enseignement primaire.

Quelques jours après l’inauguration d’une école primaire qu’il a construite dans la commune urbano-rurale de Kiseso et son allocution à l’Assemblée nationale, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, avait effectué une tournée d’inspection ce vendredi 08 octobre 2021 à travers plusieurs écoles concernées par ce projet à Kinshasa.

Il s’agit notamment des écoles primaires d’application (EPA1&2) Lemba, EP1, 2, 3 et 4 Mombele dite également école Saint Gabriel ainsi que les EP 1 et 2 Mayo au Camp Kokolo.

Pour Jean-Marc Kabund, sa thèse de détournement organisé estimé à près de 80 millions USD se vérifie et, selon lui, c’est aux anciens ministres Sele Yalaghuli et Willy Ngoopos Sunzhel qu’il faille demander des comptes.

« Au prix de 420.000 $ pour 6 salles de classes, il devait à ce jour livrer au moins 31 écoles. Mais nous ne sommes qu’à 6 écoles alors que le contrat signé était en mars 2020 pour une durée de 24 mois (…) et vous savez qui ont signé ce contrat ? C’est l’ancien ministre des Infrastructures, Monsieur Ngoopos, et l’ancien ministre des Finances Sele Yalaghuli. Vous comprenez que quand on vous disait que le FCC bloquait l’action du chef de l’Etat, vous ne pouvez pas comprendre. C’est des choses qu’on est en train de découvrir maintenant », a lancé à la presse le président a.i de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).

Et de poursuivre : « Le gouvernement qui est l’outil politique du pays, comment a-t-il signé ce contrat sans le conseil du bureau technique de contrôle qui est l’instrument technique du gouvernement ? Ça ne se conçoit pas. Et en plus, quand j’ai demandé leur expertise, tout calcul fait, ces 6 salles de classe avec des annexes qui y sont ne peuvent pas dépasser 170.000 $. Alors faites des calculs : 420.000 dollars moins 170.000 et le reste c’est combien ? C’est-à-dire, dans ce projet l’état congolais va perdre dans ce projet plus de 80 millions de dollars américains. Nous sommes quel pays au monde où chaque projet qu’on va amener, c’est 2 millions de dollars américains qui sont perdus ! ».

Pour Kabund, on ne peut pas importer des écoles préfabriquées en « carton » pendant que la RDC produit du ciment, des barres de fer avec une main d’œuvre nombreuse.

« Comment on peut expliquer ça, dans un pays où on produit du ciment, des barres de fer mais on amène des trucs en carton. C’est-à-dire qu’il y a eu une idée derrière ce projet d’escroquerie de l’Etat congolais (…)  en plus nos jeunes auraient pu trouver du travail avec ces chantiers », a-t-il ajouté.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Ituri : 12 cas de décès en 5 mois à la prison centrale de Bunia 

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12 cas de décès des détenus ont été enregistrés à la prison centrale de Bunia depuis le début de l’année 2022.

Des chiffres livrés à la presse ce lundi 16 mai 2022 par le directeur de cette maison carcérale.

Le lieutenant Colonel Camille Nzonzi Mokonyo attribue ces décès aux maladies mais aussi au manque des intrants nécessaires au centre hospitalier de cet établissement pénitentiaire.

À la cité aussi il y a des décès chaque jour, nous au niveau de centre de santé de la prison, nous faisons ce qu’on peut faire…”, indique le directeur de cette maison carcérale.

Les 3 médecins et 7 corps soignants de cette structure sont obligés parfois de référer les détenus malades à l’hôpital général de référence de Bunia pour des soins appropriés.

Construite pour une place de 500 détenus, la prison centrale de Bunia compte actuellement 2 191 détenus dont plus de 1200 sont des prévenus.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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