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Diplomatie : une « Task Force » créée pour appuyer Marie Tumba Nzeza à la présidence du Conseil exécutif de l’UA
La RDC vient de mettre sur pied une structure technique d’appui dénommée « TASK FORCE » chargée d’accompagner la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, dans l’exécution de son mandat de Présidente du Conseil Exécutif de l’Union Africaine pour l’exercice 2021-2022. Elle est placée sous l’autorité directe de la ministre des Affaires étrangères.
A en croire l’arrêté ministériel n°130/03/013/2020 du 10 décembre portant création, organisation et fonctionnement de cette « Task Force », sa durée correspond à celle du mandat de la présidence du Conseil Exécutif de l’UA pour l’exercice 2021-2022. Toutefois, les membres de la Task Force disposeront de 45 jours après la fin de l’exercice de la Présidence du Conseil Exécutif de l’UA pour l’élaboration et le dépôt du rapport de clôture de leur mission auprès de la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères.
Missions
La Task Force est composée de 12 membres recrutés parmi les Hauts Cadres de la Diplomatie congolaise. Ceux-ci ont reçu la mission d’assister la ministre d’Etat dans la préparation et dans l’organisation des réunions du Conseil Exécutif ; faire des analyses stratégiques des différentes matières lui soumises ; apporter un appui aux ministères sectoriels de la RDC dans leurs rapports avec les organes de l’UA ; accomplir toute tâche lui pconfiée par la ministre en rapport avec son mandat de Présidente du Conseil exécutif de l’UA.
Dirigée par un Bureau composé d’un Coordonnateur, la Task-force peut, en cas de besoin, recourir à l’expertise des consultants dont les compétences techniques et professionnelles sont de nature à contribuer à la réalisation de sa mission.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
