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DGPEK: agents et cadres invitent l’IGF à mener une enquête sur la gestion de la DG Régine Kingunza
Les agents et cadres de la Direction Générale de Publicité Extérieure de Kinshasa(DGPEK) dénoncent la mauvaise gestion des finances de l’entreprise par la Directrice Générale Régine Kingunza. Ils précisent que Régine Kingunza s’oppose au contrôle de sa gestion par sa tutelle ainsi que la brigade anti-fraude de la ville de Kinshasa.
« Des fraudes fiscales en minorant les taxes dûes à la ville de Kinshasa pour l’instauration des taxes parallèles « Frais Techniques » versées sur des comptes obscures. Perception par des voies illégales ( main à main) plusieurs fois des frais d’autorisation d’implantation des panneaux publicitaires de plusieurs agences de publicité telles que SPIC, ODNOY, DISPROMALT, etc. des montants allant de 1000 USD à 30.000 USD. Ces agences attendent les documents mais sans succès jusqu’à ce jour. Elles s’apprêtent à porter plainte contre la Directrice Générale pour escroquerie », ont-ils dénoncé dans une déclaration faite ce mardi 01 juin 2021 à Kinshasa.
Ils accusent également la Directrice Générale de la DGPEK de ne pas cesser de s’illustrer dans la minimisation des déclarations des assujettis qui font perdre beaucoup d’argent à la ville de Kinshasa.
« Des détournements de près de 180.000 USD de paiement des taxes de Vodacom. À ce jour, les notes de perception sont introuvables au lieu de plus au moins 460.000 USD que devait percevoir la DGPEK. Détournement de près de 100.000 USD de taxes de AIRTEL pour la minimisation de 50 % de sa déclaration en faisant perdre la société plus au moins 600.000 USD », ont-ils précisé.
À en croire, ces agents, la directrice générale de la DGPEK s’entête dans le mal, car, disent-ils, elle est soutenue par le Président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Gode Mpoyi, et du Ministre honoraire de pêche et Élevage au gouvernement Ilunga Ilunkamba, actuellement député national, Jonathan Bialosuka Wata.
« Le gouverneur de la ville de Kinshasa s’est désolidarisé de Régine Kingunza sur base de tous ses éléments compromettants. Étant, elle, députée provinciale de Mont Ngafula avant d’être nommée à la tête de la DGPEK, Régine Kingunza compte sur Gode Mpoyi, président de l’Assemblée provinciale et Jonathan Bialosuka Wata, député national, président du parti politique ABG », ont-ils révélé.
Ils appellent l’Inspection Générale des Finances (IGF) à mener une enquête indépendante afin d’établir des responsabilités sur la gestion calamiteuse de Régine Kingunza à la tête de la DGPEK, qui fait perdre des millions de dollars américains à la ville de Kinshasa.
Rappelons-le, la Direction Générale de Publicité extérieure de Kinshasa (DGPEK) est l’une des régies financières que compte la ville province de Kinshasa afin de maximiser ses recettes pour mieux appliquer sa politique. Cette structure a pour mission d’assainir le secteur et mettre fin à la pluralité des structures gestionnaires et régulatrices de la publicité extérieure à Kinshasa. La DGPEK est investie des missions, prérogatives, droits, actifs et passifs des anciennes structures du secteur à savoir : la Régie de la communication et publicité de Kinshasa (RCPK) et la Commission permanente sur la publicité extérieure (CPPE).
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
