À la Une
DGDA : 21.832 kg de cannabis à destination de Macédoine saisis à l’aéroport de N’djili !
La détermination affichée par la haute hiérarchie de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) à combattre la fraude, sous toutes ses formes, n’est pas un vœu pieux. A cet effet, les résultats parlent d’eux-mêmes.
Encore une fois, grâce à la vigilance de la Brigade douanière, les douaniers chargés du contrôle des marchandises à l’entrée comme au départ à l’aéroport international de N’djili viennent de réaliser un joli coup de filet. Ils ont saisi une grande quantité d’une matière stupéfiante interdite par la loi, à savoir le cannabis, dont une partie était déjà sur les palettes pour embarquement à bord d’un régulier d’Éthiopian Airways.
Le lot qui était déjà aligné, prêt à être embarqué dans la soute de l’avion, comportait 28 colis, pesant un total de 2.985 kilogrammes, enfuis dans 476 cartons de cannabis biomasse. Cette cargaison, en instance d’exportation saisie en date du 11 juin courant était sans déclaration d’embarquement à destination de Macédoine.
Après l’examen des documents présentés par des agents de la DGDA Kin-Aéro, on a relèvé que la quantité était plus importante. Ce qu’on s’apprêtait à exporter frauduleusement n’était qu’une partie du lot général constitué de 169 colis pesant 21.832 kg.
L’exportateur est la firme pharmaceutique dénommée INSTADOSE PHARMA DRC Sarl, bénéficiaire de deux autorisations délivrées par le ministère de la Santé publique. L’une est de culture industrielle ; tandis que l’autre se veut de production industrielle et de commercialisation des stupéfiants et des substances psychotropes à des fins médicales.
Un procès-verbal d’infraction en matière douanière a été établi, dans lequel il a été constaté que les détenteurs de la marchandise ne possèdent pas d’autorisation d’exportation de ces produits.
On rappelle que cette saisie n’est pas la première.
D’autres ont déjà été opérées sur des marchandises de diverses natures soit à l’entrée, soit au départ de la République Démocratique du Congo. De même, du côté de la frontière avec la République du Rwanda où de temps en temps des saisies sont également opérées.
Par ailleurs, la fameuse cargaison était entreposée dans les installations de l’entreprise Bolloré.
Le Phare
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
