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Développement du secteur de l’énergie en RDC : Zoom sur la vision de la Société civile

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La société civile congolaise a présenté sa vision sur le développement du secteur de l’énergie en République démocratique du Congo, ce mercredi 11 mai 2022 dans la salle Père Boka de CEPAS, à Gombe, devant la presse et plusieurs acteurs des mouvements associatifs ainsi que d’autres organisations.

D’après le secrétaire exécutif de la Coalition des organisations de la societe civile, pour le suivi des réformes et de l’action publique(CORAP), Emmanuel Musuyu, c’est depuis 2021 qu’un processus a été mis en place pour consulter les communautés locales et d’autres parties importantes.

C’est Pendant trois mois que cette vision de la Société civile a été élaborée avec le concours de douze organisations de la Société civile engagées aux côtés des communautés locales pour définir la vision en rapport avec le développement du secteur de l’énergie. 120 forums communautaires ont été organisés, 24 consultations ont été menées dans 24 villes du pays, mobilisant plus de 4300 personnes sur toute l’étendue du territoire national.

À l’issue de l’élaboration de ladite vision de la société civile congolaise, les participants ont déploré l’accès dérisoire à l’électricité et ont défini neuf exigences qui mettent en évidence leurs priorités pour l’avenir énergétique de la RDC et pour la réalisation de leur droit d’accès à l’électricité, il s’agit de :

1. l’accès pour tous a une électricité durable, fiable et abordable d’ici à 2030.

2. Garantir une électrification qui favorise effectivement le développement socioéconomique et le bien-être des communautés.

3. Mettre en place une politique sociale et économique, notamment a travers les financements d’initiatives d’électrification rurale.

4. Privilegier les énergies renouvelables à faible coût, décentralisées et diversifiees.

5. Désinvestir dans les combustibles fossiles et prioriser les sources de production a faible émission de carbone.

6. Adopter des stratégies durables pour la cuisson propre.

7. Adopter et respecter des critères de développement pour tout projet énergétique.

8. Améliorer le fonctionnement du secteur de l’électricité au plan institutionnel, légal et opérationnel en tenant compte de la décentralisation énergétique et des politiques connexes.

9. Renforcer les capacités des acteurs aux niveaux local, régional et national pour une gestion décentralisée du secteur.

Au sortir de la cérémonie, Emmanuel Musuyu, secrétaire exécutif de la CORAP, a fait savoir à la presse que le pays souffre sur cette question.  » La RDC a encore ce grand problème d’accès à l’électricité qui impacte tous les secteurs de la vie … « , a-t-il appuyé.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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