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Des morts à Goma lors des manifestations anti-Monusco: Que font encore les Casques bleus en RDC ?

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Lassés par l’impuissance de la Monusco depuis l’invasion de la RDC par les terroristes du M23, appuyés par les forces du Rwanda, les habitants de la ville de Goma sont encore descendus dans la rue, ce mardi 26 juillet 2022, pour réclamer le départ des Casques bleus. Dans leur colère, ces derniers ont pillé, le lundi 25 juillet, des installations de la Mission, après avoir barricadé tôt le matin du même jour les grandes artères du chef-lieu de la province du  Nord-Kivu. Des témoins sur place ont rapporté à CONGOPROFOND.NET que des agents de la Monusco sur le site de Goma ont été évacués à bord de deux hélicoptères, laissant ainsi la voie aux actes de pillage. Bilan : plusieurs blessés graves et 5 morts, selon plusieurs sources locales. 

Face à cette frustration générale qui gagne, depuis ce matin, d’autres villes, notamment celle de Butembo ainsi que plusieurs coins du Nord-Kivu, l’opinion publique congolaise se pose la question légitime sur la présence passive des Casques bleus de la MONUSCO dans ce même partie du pays en proie aux multiples agressions. Elle se demande tout simplement : « A quand le départ de cette Mission improductive? ».

Tout en évoquant la tenue prochaine d’une conférence de presse conjointe avec le chef adjoint de la MONUSCO, Khassim Diagne, sur le bilan humain, matériels ainsi que les conséquences à tirer de ces manifestations, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a annoncé aussi faire le point sur le processus de retrait déjà entamé de la Mission d’Observation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo.

A cette principale préoccupation de la population, la Monusco n’a pas encore donné une réponse précise, préférant plutôt botter en touche en dénonçant vigoureusement l’attaque de ses locaux à Goma « […] perpétrée par un groupe de pilleurs en marge d’une manifestation qui, de surcroît, a été interdite par le maire ».

Pour elle, en effet, écrit la mission dans un communiqué, « ce très grave incident qui intervient au lendemain de propos hostiles et de menaces non voilées émis de la part d’individus et groupes à l’encontre des Nations unies ».

« Qu’est-ce qu’ils font encore chez nous ? »

Cette réclamation à la Monusco de « plier bagage », après vingt-deux ans d’une présence qui a échoué à rétablir la paix dans l’est de la RDC, a toujours été exprimée par une bonne frange de la population. « Malgré le budget énorme dont il dispose annuellement, la Mission n’arrive toujours pas combattre ni les groupes armés ni les rebelles du M23. Maintenant qu’est-ce qu’ils font encore chez nous ? », s’interroge un leader de la Société civile du Nord-Kivu.

Pour plusieurs observateurs, la présence de la MONUSCO ne contribue en rien dans la stabilité de l’Est du pays.

« Ils ont dit qu’ils n’ont pas la force pour combattre le M23, maintenant qu’est-ce qu’ils font encore chez nous ? », s’est aussi interrogé Shadrac Kambale, chauffeur de taxi-moto à Goma au micro de l’AFP.

Plusieurs manifestants reprochent à la Monusco son impuissance à enrayer les violences et les attaques de la centaine de groupes armés actifs dans l’est du pays. Comme Christian Kambale : « Depuis que cette guerre a commencé au Congo, nous n’avons jamais vu une seule preuve que la Monusco ait éradiqué un groupe armé », déplore-t-il. « On ne veut plus voir la Monusco marcher dans les rues de Goma, on ne veut même plus voir ses avions survoler l’espace aérien de la République », ajoute Sankara Bin, un autre manifestant auprès de l’agence française de presse.

Somme toute, les Congolais qui en ont marre de vivre dans leurs chairs et dans leurs esprits les affres de ces agressions des groupes armés nationaux et étrangers, attendent du gouvernement une réponse claire afin de prendre, une fois pour toute, leur destin en mains.

Présente en RDC depuis 1999, la Monuc (Mission de l’ONU au Congo), qui est devenue la Monusco (Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC) avec l’évolution de son mandat en 2010, est considérée comme l’une des plus importantes et des plus coûteuses missions de l’ONU au monde, avec un budget annuel d’un milliard de dollars. La mission compte actuellement plus 14 000 soldats de la paix.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !

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À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes

C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.

Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.

Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces

Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.

Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.

Un pas vers le futur

Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Le futur de la mobilité congolaise est en marche.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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