Politique
Des militaires des FARDC impliqués dans le pillage de l’usine de la SACIM
Au cœur de la province du Kasaï Oriental, la sécurisation des sites miniers est devenue un enjeu crucial pour la République Démocratique du Congo. Cependant, la confiance envers les forces de sécurité a été ébranlée suite à un incident survenu récemment à l’usine de la Société Anhui Congo d’investissement minier (SACIM).
Deux militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), initialement chargés de la protection de l’usine, ont été impliqués dans un acte de pillage qui secoue la province. Le lundi 22-01-2024, ces deux militaires ont désarmé le personnel de l’usine de la SACIM, avant de s’emparer de toute la production du jour ainsi que d’un coffre renfermant plusieurs pièces de diamant.
Cette action, non seulement enfreint les lois et les normes éthiques, mais elle soulève également des interrogations profondes sur la sécurité des investissements miniers dans la région. Cette situation met en lumière les défis persistants auxquels est confrontée la RDC en ce qui concerne la protection des ressources naturelles et des investissements étrangers.
Les conséquences de cet incident pourraient avoir un impact significatif sur la confiance des investisseurs dans la région, compromettant ainsi le potentiel de développement économique et social. Face à ces événements, il est impératif que des mesures soient prises pour assurer la sécurité des sites miniers et restaurer la confiance des acteurs économiques.
Des enquêtes approfondies et des actions disciplinaires à l’égard des militaires impliqués sont nécessaires pour faire comprendre que de tels actes ne seront pas tolérés. En outre, il est crucial que les autorités compétentes prennent des mesures concrètes pour renforcer la transparence et l’obligation de rendre des comptes dans le secteur minier, afin d’empêcher de tels incidents de se reproduire à l’avenir.
Cet événement rappelle à tous les acteurs impliqués, tant au niveau national qu’international, l’urgence de promouvoir une gouvernance responsable des ressources naturelles en RDC, dans le but de favoriser un développement durable et équitable pour l’ensemble de la population.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
