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Politique

Des militaires des FARDC impliqués dans le pillage de l’usine de la SACIM

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Au cœur de la province du Kasaï Oriental, la sécurisation des sites miniers est devenue un enjeu crucial pour la République Démocratique du Congo. Cependant, la confiance envers les forces de sécurité a été ébranlée suite à un incident survenu récemment à l’usine de la Société Anhui Congo d’investissement minier (SACIM).

Deux militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), initialement chargés de la protection de l’usine, ont été impliqués dans un acte de pillage qui secoue la province. Le lundi 22-01-2024, ces deux militaires ont désarmé le personnel de l’usine de la SACIM, avant de s’emparer de toute la production du jour ainsi que d’un coffre renfermant plusieurs pièces de diamant.

Cette action, non seulement enfreint les lois et les normes éthiques, mais elle soulève également des interrogations profondes sur la sécurité des investissements miniers dans la région. Cette situation met en lumière les défis persistants auxquels est confrontée la RDC en ce qui concerne la protection des ressources naturelles et des investissements étrangers.

Les conséquences de cet incident pourraient avoir un impact significatif sur la confiance des investisseurs dans la région, compromettant ainsi le potentiel de développement économique et social. Face à ces événements, il est impératif que des mesures soient prises pour assurer la sécurité des sites miniers et restaurer la confiance des acteurs économiques.

Des enquêtes approfondies et des actions disciplinaires à l’égard des militaires impliqués sont nécessaires pour faire comprendre que de tels actes ne seront pas tolérés. En outre, il est crucial que les autorités compétentes prennent des mesures concrètes pour renforcer la transparence et l’obligation de rendre des comptes dans le secteur minier, afin d’empêcher de tels incidents de se reproduire à l’avenir.

Cet événement rappelle à tous les acteurs impliqués, tant au niveau national qu’international, l’urgence de promouvoir une gouvernance responsable des ressources naturelles en RDC, dans le but de favoriser un développement durable et équitable pour l’ensemble de la population.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout

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La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.

Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.

Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.

Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.

Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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